DIVERSES.
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quelle je puisse être sensible. Croyez que je veux être jusqu’autombeau , honnête, vrai, & citoyen zélé ; ëc que s’il fallaitme priver à cette occasion , du doux séjour de la Patrie , jecouronnerois ainsi les sacrifices que j'ai faits à î’amour deshommes ôc de la vérité, par celui de tous qui coûte le plusà mon cœur, ôc qui par conséquent m’honore le plus.
Vous comprendrez aisément que cette lettre est pour vousseul; j’aurois pu vous en écrire une pour être vue dans unstyle fort différent ; mais outre que ces petites adresses répu-gnent à mon caractère, elles ne répugneraient pas moins àce que je comtois du vôtre ; ôc je me saurai gré toute mavie , d’avoir profité de cette occasion de m’ouvrir à vousfans réserve , ôc de me confier à la discrétion d’un hommede bien qui a de í’amitié pour moi. Bonjour, Monsieur , jevous embrasse de tout mon cœur avec attendrissement ôcrespect.
LETTRE
A M • V E R N E S.
Paris le z Avril i"sç.
1*0 u R le coup , Monsieur , voici bien du retard ; mais outre
que je ne vous ai point caché mes défauts, vous devez son-ger qu’un ouvrier & un malade ne disposent pas de leur ternscomme ils aimeraient le mieux. D’ailîeurs , l’amitié se plaît
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