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Tome douzième.
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DIVERSES. r6.z

jugés, leur petitesse & tous leurs vices, &. je les haïrois biendavantage íì je les méprisois moins. C’est avec ce sentimentque j'ai été comme entraîné au château de Montmorenci ; j'enai vu les maîtres, ils m’ont aimé, <Sc moi, Monsieur, je lesai aimés, & les aimerai tant que je vivrai de toutes les for-ces de mon ame : je donnerois pour eux, je ne dis pas mavie, le don íèroit foible dans l’état où je fuis, je ne dis pasma réputation parmi mes contemporains dont je ne me souciegueres ; mais la feule gloire qui ait jamais touché mon cœur,Phonneur que j'attends de la postérité , & qu’elle me rendraparce qu’il m’est dû, & que la postérité est toujours juste. Moncœur qui ne fait point s’attacher à demi, s’est donné à eux fansréserve , & je ne m’en repens pas, je m’en repentirois mêmeinutilement, car il ne feroit plus tems de m’en dédire. Dansla chaleur de l’enthousiafme qu’ils m’ont inspiré , j'ai cent foisété fur le point de leur demander un asyle dans leur maisonpour y passer le reste de mes jours auprès d’eux, & ils mel’auroient accordé avec joie, si même , à la maniéré dont ilss’y font pris, je ne dois pas me regarder comme ayant étéprévenu par leurs offres. Ce projet est certainement un de ceuxque j’ai médité le plus long-tems, & avec le plus de com-plaisance. Cependant il a fallu sentir à la fín malgré moi, qu’iln’étoit pas bon. Je ne pensois qu’à rattachement des person-nes lans songer aux intermédiaires qui nous auroient tenuséloignés , & il. y en avoit de tant de sortes, sur-tout dans l’in-çommodité attachée à mes maux, qu’un tel projet n’est excu-làble, que par le sentiment qui l’avoit inspiré. D’ailleurs , lamaniéré de vivre qu’il auroit fallu prendre, choque trop direc-