rai, quoi qu’ils fassent, dans leurs liens & dans leurs murs.'Ma carrière est finie, il ne me reste plus qu’à la couronner. J’aírendu gloire à Dieu, j'ai parlé pour le bien des hommes ; ôami ! pour une íì grande cause, ni toi ni moi ne refuseronsjamais de souffrir. C’est aujourd’hui que le Parlement rentre ;j’attends en paix ce qu’il lui plaira d’ordonner de moi.
Adieu,.cher M***, je vous embrasse tendrement; si-tótque mon fort fera décidé, je vous en instruirai, si je reste libre»Sinon vous l’apprendrez par la voix publique.
• - - - a. ' M- —>. 5 sr— ■ .
LETTRE
A U M È M E.
Yverdun le i; Juin i
"V O us avie2 mieux jugé que moi, cher M***; Févénemenfa justifié votre prévoyance, & votre amitié voyoit plus clairque moi fur mes dangers. Après la résolution où vous m’avezvu dans ma précédente lettre, vous ferez surpris de me lavoirmaintenant à Yverdun ; mais je puis vous dire que ce n’estpas fans peine & fans des considérations très-graves, que j'aipu me déterminer à un parti si peu de mon goût. J’ai attendujufqu’au dernier moment fans me laisser effrayer, & ce ne futqu’un courier venu dans la nuit du 8 au 9 de M. le Prince dpConti à Madame de Luxembourg qui apporta les détails furlesquels je pris fur le champ mon parti. II ne s’agissoit plusde moi seul, qui sûrement n’ai jamais approuvé le tour qu'on