DIVERSES.
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Voilà, Monsieur le Maréchal, de quoi vous former quelqueaidée du séjour que j’habite & auquel vous voulez bien prendreintérêt. Je dois l’aimer comme le seul lieu de îa terre où lavérité ne soit pas un crime, ni l'amour du genre-humain uneimpiété. J’y trouve la fureté fous la protection de Mylord Ma-réchal & l’agrément dans son commerce. Les habitans du lieumV montrent de la bienveillance & ne me traitent point enproscrit. Comment pourrois-je n’être pas touché des bontésqu’on m’y témoigne, moi qui dois tenir à bienfait de la partdes hommes tout le mal qu ils ne me font pas ? Accoutumé àporter depuis si long-tems les pesantes chaînes de la nécessité,ze passerois ici fans regret le reste de ma vie, si j’y pouvoisvoir quelquefois ceux qui me la font encore aimer.
LETTRE
A M. D A r I D H V M E.
Motiers-Travers le 19 Février 176;.
J E n’ai reçu qu’icì, Monsieur , & depuis peu, la lettre dontvous m’honoriez à Londres, le z Juillet dernier, supposantque j'étois dans cette Capitale. C’étoit fans doute dans votrenation, & le plus près de vous qu’il m’eût été possible, quefaurois cherché ma retraite, si j’avois prévu l’accueil qui m’at-tendoit dans ma patrie. II n’y avoit qu’elle que je pusse préfé-rer à l’Angleterre, 6c cette prévention, dont j’ai été troppuni, m’étoit alors bien pardonnable ; mais, à mon grandétonnement, 6c même à celui du public, je n’ai trouvé quePieces diverses. R r