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Tome douzième.
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DIVERSES,

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scandalisé pour vous les gens austères, pardonnez-moi quel-ques déraisonnemens fur un art duquel j’ai íì bien mérité.

Quelque autorité cependant qu’aient fur moi vos dédiions rje tiens encore un peu, je Pavoue, à la diversité des caractèresdont je propofois l’introduction dans la danse. Je ne vois pasbien encore ce que vous y trouvez d’impraticable, & il meparoít moins évident qu’à vous, qu’on s’ennuyeroit davantagequand les danses feroient plus variées. Je n’ai jamais trouvéque ce fût un amusement bien piquant pour une assemblée,.que cette enfilade d’éternels menuets par lesquels on commence& poursuit un. bal, & qui ne disent tous que la même chose,parce qu’ils n'ont tous qu’un seul caractère ; au lieu qu’en leuren donnant seulement deux , tels par exemple, que ceux de laBlonde 6c de la Brune, on les eût pu varier de quatre manié-rés qui les eussent rendus toujours pittoresques, & plus sou-vent intéressans.. La Blonde avec le Brun, la Brune avec leBlond, la Brune avec le Brun, 6c lá Blonde avec le Blond.Voilà l’idée. ébauchée ; il est aisé de la perfectionner 6c dePétendre : car vous comprenez bien, Monsieur, qu’il ne fautpas presser ces différences de Blonde 6c de Brune ; le teint nedécide pas toujours du tempérament : telle Brune est Blondepar l’indolence ; telle Blonde est Brune par la vivacité ; 6c l’ha-bile Artiste ne juge pas du caractère par les cheveux.

Ce que je dis du menuet, pourquoi ne le dirois-je pas descontredanses , 6c de la plate symétrie sur laquelle elles fonttoutes destinées? Pourquoi n’y introduirait-on pas de savan-tes irrégularités, comme dans une bonne décoration; des op-positions 6c des contrastes comme dans les parties de la Mu-~