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Tome douzième.
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DIVERSES.

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Cher Papa, quand je serai Roi je ne manquerai pas en su-perbe monarque , de vous ossrir mon portrait enrichi de dia-mans.. En attendant je n’irai pas sottement m’imaginer queni vous, ni personne, soit empressé de ma mince figure ; &il n’y a qu’un témoignagne bien positif de la part de ceux quis’en soucient , qui puisse me permettre de le supposer ; sur-tout n’ayant pas le passeport des diamans pour accompagnerle portrait.

Vous me citez Samuel Bernard. C’est je vous l’avoue unsingulier modeîe que vous me proposez à imiter ! J’aurois biencru que vous me désiriez ses millions , mais non pas ses ridi-cules. Pour moi je ferois bien fâché de les avoir avec fa for-tune; elle scroit beaucoup trop chere à ce prix. Je fais qu’ilavoit l’impertinence d’ossrir son portrait, même h gens fortau-dessus de lui. Auffi entrant un jour en maison étrangère ,dans la garderobe , y trouva-1-il ledit portrait qu’il avoitainsi donné, fièrement étalé au-dessus de la chaise percée.Je sais cette anecdote & bien d’autres plus plaisantes dequelqu’un qu’on en pouvoit croire, car c’étoit le Président dcBoulainvilliers.

Monsieur * * *. donnait son portrait ? Je lui en fais mon com-pliment. Tout ce que je fais, c’est que si ce portrait est l’ef-tampe fastueuse que j’ai vue avec des vers pompeux au-dessous,il falîoit que pour oíer faire un tel présent lui - même , leditMonsieur fût le plus grand fat que la terre ait porté. Quoiqu’il en soit, j’ai vécu auíîì quelque peu avec des gens à por-traits , Sc à portraits recherchables : je les ai vus tous avoird’autres maximes, Sc quand je ferai tant que de vouloir imiter;