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Tome douzième.
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diverses.

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plaire à votre cœur. Cette contagion ne le gagnera pas; n’est-ce pas, Madame ? Que ne lisez - vous dans le mien , l’atten-drissement avec lequel il m’a dicté ce mot là ! L’heureux ne faits’il est aimé , dit un Poëte latin ; & moi j'ajoute , l’heureux nefait pas aimer. Pour moi grâces au ciel, j’ai bien fait toutesmes épreuves ; je fais à quoi m’en tenir fur le cœur des autres& fur le mien. II est bien constaté qu’il ne me reste que vousfeule en France, & quelqu’un qui n’est pas encore jugé ,mais qui ne tardera pas à l’être.

S’il faut moins regretter les amis que l’adveríìté nous ôte,que priser ceux qu’elle nous donne, j’ai plus gagné que perdu :car elle m’en a donné un qu’assurément elle ne m’ótera pas.Vous comprenez que je veux parler de Mylord Maréchal. IIm’a accueilli, il m’a honoré dans mes disgrâces , plus peut-être qu’il n’eût fait durant ma prospérité. Les grandes âmesne portent pas seulement du respect au mérite ; elles en por-tent encore au malheur. Sans lui j’étois tout auíïì mal reçudans ce pays que dans les autres, & je ne voyois plus d’asyleautour de moi. Mais un bienfait plus précieux que fa protec-tion , est l’amitié dont il m’honore, & qu’assurément je ne per-drai point. 11 me restera , celui-là ; j’en réponds. Je fuis bienaise que vous m’ayez marqué ce qu’en penfoit M. d’A* * *.cela me prouve qu’il fe connoít en hommes; & qui s’y con-noít, est de leur classe. Je compte aller voir ce digne protec-teur , avant son départ pour Berlin : je lui parierai de M. d’A***.ôc de vous, Madame ; il n’y a rien de si doux pour moi, quede voir ceux qui m’aiment, s’aimer entr’eux.

Quand des Quidams fous le nom de S***. ont voulu fe por-Pieces diverses , T t