LETTRES
zr3
mais nulle part ; c’est d’avoir laissé ma mémoire en estime dansîe pays ou j'ai vécu. Bonjour, Mylord.
LETTRE
A MADAME DE***.
Le 27 Mars 1765.
ÇUe votre lettre , Madame , m’a donné d’émorions diver-ses ! Ah! cette pauvre Mad. de ***...... ! Pardonnez, si je
commence par elle. Tant de malheurs.une amitié de treize
ans.Femme aimable & infortunée !_vous la plaignez ,
Madame ; vous avez bien raison : son mérite doit vous inté-resser pour elle ; mais vous la plaindriez bien davantage, si vousaviez vu comme moi, toute fa résistance à ce fatal mariage. 11semble qu’elle prévoyois son sort. Pour celle-là, les écus ne l’ontpas éblouie ; on l’a bien rendue malheureuse malgré elle. Hélas !elle 11 ’est pas la feule. De combien de maux j’ai à gémir 1 Jene fuis point étonné des bons procédés de Mad. * * * ; rien debien ne me surprendra de sa part ; je l’ai toujours estimée &honorée ; mais avec tout cela elle n’a pas l’ame de Mad. de * * *.Dites-moi ce qu'est devenu ce misérable : je n’ai plus entenduparler de lui.
Je pense bien comme vous , Madame ; je n'aime point queVOus soyez à Paris. Paris , le siège du goût 6c de la politesse,convient à votre esprit, à votre ton, à vos maniérés, mais leséjour d u vice ne convient point à vos mœurs, & une villeoù l’amitié ne résiste ni à l'adversité ai k fabíence, ne saurort
plaire