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Tome douzième.
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DIVERSES.

Mais pourquoi cet appareil d’ccrire une lettre ? Ah 1 pour-quoi? Le voici. M. de Voltaire me voyant opprimé par leParlement de Paris , avec la générosité naturelle à lui & àson parti, saisit ce moment de me faire opprimer de mêmeà Geneve, Sc d’opposer une barrière insurmontable à mon re-tour dans ma patrie. Un des plus furs moyens qu’il employapour cela, fut de me faire regarder comme déserteur de mareligion : car là-dessus nos loix font formelles , Sc tout citoyenou bourgeois qui ne professe pas la religion qu’elles autorisentperd par là-même son droit de Cité. II travailla donc de toutesses forces à soulever les Ministres ; il ne réussit pas avec ceuxde Geneve qui le connoissent, mais il ameuta tellement ceuxdu pays de Vaud , que malgré la protection Sc f amitié deM. le Baillis d’Yverdun 6c de plusieurs Magistrats, rl fallutsortir du Canton de Berne. On tenta. de faire la même choseen ce pays ; le Magistrat municipal de Neufchâtel défenditmon livre ; la classe des Ministres le déféra ; le Conseil d’Etatalloit le défendre dans tout f Etat, Sc peut-être procéder con-tre ma personne : mais les ordres de Mylord Maréchal , Scla protection déclarée du Roi l’arrêterent tout court, il fallutme laisser tranquille. Cependant le tems de la communion ap-prochoit, Sc cette époque alloit décider si j’étois séparé dePEglise Protestante, ou si je ne Pétois pas. Dans cette cir-constance , ne voulant pas m’exposcr à un affront public, ninon plus constater tacitement en ne me présentant pas , ladésertion qu’on me reprochoit, je pris le parti d’écrire àM. de Montmollin Pasteur de la paroisse , une lettre qu’il a faitcourir; mais dont les Voltairiens ont pris foin de falsifier beau-

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