DIVERSES.
3S.S
être sollicitée. Votre fils ne vous demande que fa liberté, ôcil n’en veut user que pour réparer ses torts , s’il en a. Cettedemande même est un devoir qu’il vous rend ; pouvez - vousne pas sentir le vôtre? Encore une fois penfez-y, Monsieur, jene veux que cela, la raison vous dira le reste.
Quoique M. de M. ne soit plus ici, je fais, si vous m’honorezd’une réponse, où lui faire passer vos ordres ; ainsi vous pouvezles lui donner par mon canal. Recevez , Monsieur, mes salu-tations ôc les assurances de mon respect.
LETTRE
A M. G. Lieutenant-Coionel
Septembre 1765.
Je crois , Monsieur, que je serois fort aise de vous connoître,’mais on me fait faire tant de connoissances par force, que j'airésolu de n’en plus faire volontairement ; votre franchise avecmoi, mérite bien que je vous la rende, ôc vous consentez desi bonne grâce, que je ne vous réponde pas, que je ne puistrop tôt vous répondre ; car, si jamais j’étois tenté d’abuserde la liberté, ce seroit moins de celle qu’on me laisse , que decelle qu’on voudroit m’oter. Vous êtes Lieutenant - Colonel,Monsieur, j’en fuis fort aise; mais fuffiez-vous Prince, ôc quiplus est laboureur, comme je n’ai qu’un ton avec tout le monde,je n’en prendrai pas un autre avec vous. Je vous salue, Mon-sieur , de tout mon cœur.
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