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Tome douzième.
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DIVERSES.

Z6r

vouiez à toute force exercer les grandes vertus, l'état de Prêtrevous les rendra souvent nécessaires. Mais íì vous vous sentezles pallions assez modérées , Fesprit assez doux, le cœur assezsain pour vous accommoder d’une vie égale, simple & labo-rieuse , allez dans vos terres , faites-les valoir , travaillez vous-mêrne, soyez le pere de vos domestiques, l’ami de vos voisins,juste ôc bon envers tout le monde : laissez-là vos rêveries mé-taphysiques ; & servez Dieu dans la simplicité de votre cœur :vous ferez assez vertueux.

Je vous salue, Monsieur de tout mon cœur.

Au reste, je vous dispense, Monsieur , du secret qu’il vousplaît de m’offrir, je ne fais pourquoi. Je n’ai pas, ce me semble,dans ma conduite, l’air d’un homme fort mystérieux.

Ça* _ «=.= - - - - î)TROISIEME LETTREA U MÊME.

Motiers le 4 Mars 1764.

J’Aï parcouru, Monsieur, la longue lettre où vous m’expo-sez vos sentimens fur la nature de Famé & fur Fexistence deDieu. Quoique j'eusse résolu de ne plus rien lire fur ces ma-tières , j'ai cru vous devoir une exception pour la peine quevous avez prise, & dont il ne m’est pas aisé de démêler lebut. Si c’est d’établir entre nous un commerce de dispute, jene saurois en cela vous complaire; car je ne dispute jamais,persuadé que chaque homme a fa maniéré de raisonner quilui est propre en quelque chose, & qui n’est bonne en toutPieces diverses . Z z

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