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Tome douzième.
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DIVERSES.

Z85

Parmi les provisions que vous avez faites, vous avez oubliécelle-là.

La marche par laquelle vous avez acquis des connoilîànces,n’en justifie ni l’objet ni l’usoge ; vous avez voulu- paraîtrephilosophe : c’étoit renoncer à Fêtre ; & il valoir beaucoupmieux avoir l’air d’une fille qui attend un mari, que d’unsage qui attend de Fencens. Loin de trouver le bonheur dansl’effet des soins que vous n’avez donnés qu’à la feule apparence,vous n’y avez trouvé que des biens apparens , & des maux véri-tables. L’état de réflexion où vous vous êtes jettée, vous a faitfaire incessamment des retours douloureux fur vous - même ,& vous voulez pourtant bannir ces idées par le même genred’occupation qui vous les donna.

Vous voyez l’erreur de la route que vous avez prise , &croyant en changer par votre projet, vous allez encore aumême but par un détour. Ce n’est point pour vous que vousvoulez revenir à Fétude , c’est encore pour les autres. Vousvoulez faire des provisions de connoissances pour suppléer, dansun autre âge, à la figure ; vous voulez substituer Fempire dusavoir à celui des charmes.

Vous ne voulez pas devenir la complaisante d’une autrefemme, mais vous voulez savoir des complaisons. Vous vou-lez avoir des amis, c’est-à-dire , une cour. Car les amis d’unefemme jeune ou vieille, sont toujours ses courtisons. Ils la fer-vent , ou la quittent ; ôc vous prenez de loin des mesures pourles retenir, afín d’être toujours le centre d’une fphere, petiteou grande. Je crois sons cela que les provisions que vous vou-lez faire, feraient la chose la plus inutile, pour l’objet quePieces diverses. C c c

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