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Tome douzième.
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DIVERSES.

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mes. Mais comment entreprendre un voyage aufíì pénible rauíîi long, dans l’état où je fuis? le foutiendrois-je? me lais-seroit-on passer ! Mille obstacles m’arrêteroient en allant ; l’airde la mer acheveroit de me détruire avant le retour; je vousavoue que je désiré mourir parmi les miens.

Vous pouvez être pressé : un travail de cette importance nepeut être qu’une affaire de très-longue haleine , même pour unhomme qui se porteroit bien. Avant de soumettre mon ou-vrage à l’examen de la Nation & de ses Chefs, je veux com-mencer par en être content moi-même : je ne veux rien don-ner par morceaux : l’ouvrage doit être un; l'on n’en sauroitjuger séparément. Ce n’est déjà pas peu de chose que de memettre en état de commencer ; pour achever cela va loin.

II se présente auffi des réflexions fur l’état précaire où setrouve encore votre Iíle. Je sais que fous un chef tel qu’ilsPont aujourd’hui, les Corses n’ont rien à craindre de Gênes :je crois qu’ils n’ont rien à craindre non plus des troupes qu’ondit que la France y envoie ; & ce qui me confirme dans cesentiment, est de voir un auffi bon patriote que vous me pa-roisse z l’être', rester, malgré l’envoi de ces troupes, au ser-vice de la Puissance qui les donne. Mais, Moniteur , l’indé-pendance de votre pays n’est point assurée , tant qu’aucunePuissance ne la reconnoít ; <k vous m’avouerez qu’il n’est pasencourageant pour un auffi grand travail , de l’entrepren-dre fans savoir s’il peut avoir son usage, même en le sup-posant bon.

Ce n’est point pour me refuser à vos invitations, Monsieur,que je vous fais ces objections, mais pour les soumettre à votre'

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