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Tome douzième.
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DIVERSES.

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efforts pour savoir quelles relations je pouvois avoir eues enCorse, il n’a pu là-dessus, m’arracher un seul met. Comme ilne m’a point apporté de lettres, 8c qu’il n’a voulu ni se nom-mer, ni me donner la moindre notion de lui, je l’ai remerciédes visites qu’il vouloit continuer de me faire. II n’a pas laisséde passer encore ici dix ou douze jours fans me revenir voir.J’ignore ce qu’il y a fait. On m’apprend qu’il est reparti d’hier.

Vous vous imaginez bien, Madame, qu’il n’est plus ques-tion pour moi de la Corse, tant à cause de l’état où je metrouve , que par mille raisons qu’il vous est aisé d’imaginer.Ces Messieurs , dont vous me parlez ( * ), ont de la santé ,du pain, du repos ; ils ont la tête libre, 8c le cœur épanouipar le bien - être ; ils peuvent méditer 8c travailler à leuraise ; selon toute apparence les troupes Françoifes, s’ils vontdans le pays, ne maltraiteront point leurs personnes, 8c s’ilsn’y vont pas, n’empêcheront point leur travail. Je désiré pas-sionnément voir une législation de leur façon : mais j’avoue quej’ai peine à voir quel fondement ils pourroient lui donner enCorse : car malheureusement les femmes de ce pays-ià fonttrès-laides ; 8c très-chastes , qui pis est.

Que mon voyage projetté n’aille pas, Madame, vous fairerenoncer au vôtre. J’en ai plus besoin que jamais, 8c tout peuttrès-bien s’arranger, pourvu que vous veniez au commence-ment ou à la fin de la belle saison. Je compte ne partir qu’àla fin de Mai, & revenir au mois de Septembre.

(*) Messieurs Helvetius & Diderot, auxquels les Corses, disoit-on, s’étoientadressés pour avoir un plan de législation.

Lll x

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