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Tome douzième.
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DIVERSES.

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dans aucune discussion. Et en effet, forcé de défendre mon hon*neur ôc ma personne au sujet de ce livre, j’ai toujours passé con-damnation fur les erreurs qui pouvoient y être , me bornant hmontrer qu’elíes ne prouvoient point que l'Auteur voulût atta-quer le Christianisme, ôc qu’on avoit tort de le poursuivre cri-minellement pour cela.

M. de M. écrit que j'allai le lendemain savoir sa réponse jc’est ce que j’aurois fait s’ií ne fût venu me l’apporter : mamémoire peut me tromper fur ces bagatelles ; mais il meprévint ce me semble, & je me souviens au moins que parles démonstrations de la plus vive joie, il me marqua com-bien ma démarche lui faisoit de plaisir. II me dit en proprestermes que lui & son troupeau s'en tenoient honorés, ôc quecette démarche inespérée alloit édifier tous les fideîles. Cemoment, je vous Pavoue, fut un des plus doux de ma vie. IIfaut connoître tous mes malheurs, il faut avoir éprouvé lespeines d’un cœur sensible qui perd tout ce qui lui étoit cher,pour juger combien il m’étoit dbnsolant de tenir à une Sociétéde freres qui me dédommagerait des pertes que j’avois faites ,ôc des amis que je ne pouvois plus cultiver. II me fembloitqu’uni de cœur avec ce petit troupeau dans un culte affec-tueux ôc raisonnable, j’oublierois plus aisément tous mes en-nemis. Dans les premiers tems, je m’attendriffois au Tem-ple jufqu’aux larmes. N’ayant jamais vécu chez les Protestans ,je m'crois fait d’eux & de leur Clergé des images angéliques.Ce culte si simple & si pur étoit précisément ce qu’il fallokà mon cœur ; il me fembloit fàit exprès pour soutenir lecourage ôc Fespoir des malheureux ; tous ceux qui le porta-

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