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Tome douzième.
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DIVERSES.

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è y venir. Quoique je n’aye point directement de ses nouvelles,’j’ai su qu’il étoit arrivé à Paris en bonne santé, 6c j’espere qu’aumoment où j'écris cette lettre, il est; heureusement de retourprès de vous. Quelque intérêt que je prenne à ses avantages jene puis m’empêcher de lui envier celui-là, 6c je vous jure, Ma-dame , que cette paisible retraite perd pour moi beaucoup deson prix quand je songe qu’elle est à trois cents lieues de vous.Je voudrois vous la décrire avec tous ses charmes, afin de voustenter, je n’ose dire de m’y venir voir, mais de la venir voir,6c moi j'en profiterois.

Figurez-vous, Madame, une maison seule, non fort gran-de, mais fort propre, bâtie à mi-côte fur le penchant d’unvallon dont la pente est assez interrompue pour laisser des pro-menades de plain-pied fur la plus belle pelouse de Funivers.Au-devant de la maison régne une grande terraííè, d’où l’œiîsuit dans une demi-circonférence quelques lieues d’un paysageformé de prairies, d’arbres, de fermes éparses, de maisonsplus ornées, ôc bordée en forme de baffin par des coteaux éle-vés qui bornent agréablement la vue quand elle ne pourroitaller au-delà. Au fond du vallon, qui sert à la fois de garenne6c de pâturage, on entend murmurer un ruisseau, qui d’unemontagne voisine vient couler parallèlement à la maison, 6cdont les petits détours, les cascades sont dans une telle direc-tion que des fenêtres 6c de la terrasse l’œil peut assez long-temssuivre son cours. Le vallon est garni par places de rochers 6cd’arbres où l’on trouve des réduits délicieux, 6c qui ne laissentpas de s’éloigner assez de tems en tems du ruisseau, pour ostrirDr ses bords des promenades commodes, à l’abri des vents 6c

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