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Tome douzième.
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LETTRES

la relation des affaires de Neufchâtel qui me regardent ; je lesremis aux mêmes Libraires à leur priere, pour les faire tra-duire & réimprimer ; M. Hume fe chargea d’y veiller ; ellesn’ont jamais paru ( * ). Dès que la fausse lettre du Roi dePrusse & fa traduction parurent, je compris pourquoi les au-tres écrits restoient supprimés, & je Fécrivis aux Libraires.J’écrivis d’autres lettres qui probablement ont couru dansLondres : enfin j’employai le crédit d’un homme de mérite& de qualité pour faire mettre dans les papiers une déclara-tion de Pimposture. Dans cette déclaration, je laissois paroîtretoute ma douleur & je n’en déguifois pas la cause.

Jufqu’ici M. Hume a semblé marcher dans les ténèbres. VousPallez voir déformais dans la lumière & marcher à découvert.II n’y a qu’à toujours aller droit avec les gens rusés : tôt outard ils fe décèlent par leurs ruses mêmes.

Lorsque cette prétendue lettre du Roi de Prusse fut publiéeà Londres , M. Hume, qui certainement favoit qu’elle étoitsupposée, puisque je le lui a vois dit, n’en dit rien , ne m’écritrien, se tait & ne songe pas même à faire , en saveur de sonami absent, aucune déclaration de la vérité. 11 ne falîoit, pouraller au but, que laisser dire & se tenir coi ; c’est ce qu’il fit.

M. Hume ayant été mon conducteur çn Angleterre, y étoit,en quelque façon, mon protecteur, mon Patron. S’il étoit na-turel, qu’il prit ma défense, il ne l’étoit pas moins qu’ayantune protestation publique à faire, je m’adressasse à lui pour

(*) Les Libraires viennent de me c’est trop tard, & qui pis est, trop à

marquer que cette Ecìnion est faite & propos.,prête à paroître. Cela peut être-, mais