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Tome douzième.
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DIVERSES.

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cela. Ayant déja cessé de lui écrire, je n’avois garde de recom-mencer. Je m’adresse à un autre. Premier soufflet sur la joue demon Patron. II n’en sent rien.

En disant que la lettre étoit fabriquée à Paris, il m’impor-toit fort peu lequel on entendît de M. d’Alembert ou de sonprête-nom M. Walpole ; mais en ajoutant que ce qui navroiç6c déchiroit mon cœur étoit que Fimposteur avoir des com-plices en Angleterre , je m’expliquois avec la plus grande clartépour leur ami qui étoit à Londres, 6c qui vouloir passer pourle mien. II n’y avoir certainement que lui seul en Angleterredont la haine pût déchirer 6c navrer mon cœur. Second souffletsur la joue de mon Patron. II n’en sent rien.

Au contraire, il feint malignement que mon affliction venoitseulement de la publication de cette lettre, ah n de me fairepasser pour un homme vain qu’une satire affecte beaucoup. Vainou non, j’étois mortellement affligé ; il le savoit 6c ne m’é-crivoit pas un mot. Ce tendre ami, qui a tant à cœur que mabourse soit pleine, se soucie assez peu que mon cœur soit déchiré.

Un autre Ecrit parolt bientôt dans les mêmes feuilles dela même main que le premier, plus cruel encore, s’il étoitpossible, 6c où F Auteur ne peut déguiser sa rage sur Faccueilque j’avois reçu à Paris. Cet écrit ne m’affecta plus ; il nem’apprenoit rien de nouveau. Les libelles pouvoient allerleur train fans m’émouvoir, 6c le volage public lui - mêmefe lassoit d’être long- tems occupé du même sujet. Ce n’eftpas le compte des complotteurs qui, ayant ma réputationd’honnête homme à détruire , veulent de maniéré ou d’au-tre en venir à bout. II fallut changer de batterie.

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