par Durer, et de 8 planches de Lucas Crauach. Il porte la datede 1515, mais n’a pas été terminé.
La xylographie offrait un moyen très-convenable, et dont onavait été dépourvu jusqu’alors, pour multiplier cette foule de re-présentations allégoriques tant répandues et estimées, qui, depuisle XIV e siècle, et surtout dans le XVI e , se trouvaient tant en prosequ’en vers dans les livres,peintes en miniature dans les manuscrits,ou en fresque sur les murs, et même sculptés en pierre et en bois.
La danse macabre était un des sujets allégoriques favoris, re-présentant la mort dans des accoutrements et des poses très-va-riées, jouant un instrument, menant le branle, ou dansant avecdes personnes de tous les rangs. Cette danse est ainsi nommée dupoète allemand Exemius Macabre, qui, un des premiers, traita cesujet bizarre en vers allemands, que P. Desrey, de Troyes, a tra-duits en latin en 1460.
Presque tous les bons peintres de ce temps traitaient ce sujet,et après eux les graveurs sur bois; aussi connaît-on un grandnombre de ces danses macabres dont celle de Hans Holbein deBâle est la plus célèbre. Elle était recherchée au point qu’on enpublia jusqu’à 8 éditions différentes seulement dans le XVI e siè-cle, la première étant de l’année 1530. Aujourd’hui ce nombres’est accru à 80, en comptant les différentes copies.
.TeanLutzelburger de Bâle, un des plus habiles xylographes decette époque, a également produit une danse des morts ; celle deJosse Dieuecker fut publié en 1544.
Ce sujet se rencontre souvent aussi comme ornement accompa-gnant les lettres de l’alphabet, des initiales grecques et latines.Outre la danse macabre, on se servait encore d’autres sujets pourdécorer les grands caractères d’impression ; ainsi il y en avait quiétaient entourés d’enfants (Kinderalphabete), de paysans dansantou s’amusant (Bauernalphabete, alphabets rustiques), ou de su-jets religieux, mythologiques et scientifiques.
Holbein a livré trois alphabets latins et un grec, dont deux àdanse macabre, un rustique et un avec des enfants. Le plus re-nommé est l’alphabet rustique de Lutzelburger.
Dans le Methudus exhibais per varios ind. et clas. sub. qtiontm-libet libromm, cuiuslibet Bïbliot., imitabilem ordinem , imprimé