carrés qui sont colorés sur le dessin avec la couleur particulièreque le bloc doit imprimer, puis on enlève tous les autres carrésde la surface, en laissant en relief ceux qui doivent être chargésde cette couleur. On voit ainsi que chaque bloc porte à sa surfaceune certaine portion du dessin, tous les points colorés du papierquadrillé se trouvant représentés par des carrés correspondantssur l’un oul’autre de ces blocs.
« Ensuite on les soumet à l’action de l’appareil qui se composed’une série de machines à imprimerai! bloc, assemblées fermemententre elles au moyen d’arbres de communication et d’engrenage, demanière à ce que les efforts combinés de tontes les machines dansla série soient appliqués au même moment sur une pièce de tapiset sur le même dessin, chacune d’elles imprimant une couleur dif-férente. La couleur est fournie par un système de rouleaux colo-reurs. La machine, avec l’appareil sécheur qui en fait partie, pèse72 tonnes, et imprime 1,400 mètres de tapis en douze heures detravail ('). »
Ayant donné, dans ce qui précède, ce qu’il y a de plus essentieldans l’histoire et la pratique de la gravure en relief en général,et de la xylographie en particulier, nous devons nous occupermaintenant de la gravure en creux et de ses divers genres.
GRAVURE EST CREUX.
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La METAI.I.OGRAPI3IE ou la gravure en creux sur mé-tal, un des plus anciens modes de reproduction, a été pratiquée dotout temps, mais on ne sait pas précisément à quelle époque et parquelle personne l’impression des planches gravées a été essayée lapremière fois. Les opinions sont fort divisées à cet égard.
Vasari attribue cette invention à Masso Finiguerra de Florence,dont les premiers essais sont de 1450 ; tandis que Samuel Palmer,Sandrart, Murr,Rumohr, Bartsch et d’autres décrivent un certainnombre d’estampes allemandes portant des dates fort antérieures.MM. Meermann, de Heineclie, J.-D. Passavant et d’autres pen-sent que, dans le même temps et sans le secours les uns des au-
(I) Moniteur imlnslriel, Pnris, 19 nrtobre n° 2*101.