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En 1807, M. Iluplat avait gravé les figures dans les œuvresd’Archimède, traduites par Peyrard ; in-4°. „
M. Andrieux, graveur en médailles, avait déjà tait en 1810 quel-ques planches en acier, gravées en taille de relief, qui ne laissaientrien à désirer.
MM. Galle, Andrieux et Duehesne aîné, gravaient alors suracier des vignettes, des billets de banque et des timbres.
Vers l’année 1820, M. Thomson, habile graveur sur bois, deLondres, exécutait à Paris des vignettes supérieures à ce quiavait été fait jusqu’alors en France. Dès ce moment la gravure surbois fut employée de plus en plus à la décoration des livres. En1823 paraissait le Magasin Pittoresque, excellente publicationmensuelle, qui continue encore, et qui est enrichie d’un grandnombre de bonnes xylographies. Le Musée des Familles, publica-tion semblabe à la précédente, parut en 1832 et continue égale-ment encore. En 1834, M. Everat à Paris, en publiant une nou-velle édition de Paul et Virginie, ornée de magnifiques gravuressur bois, ouvrit avec éclat le nouveau genre de xylotypographie,ou de livres dits illustrés. La renaissance de la gravure étaitdès lors accomplie. Tout fut illustré, depuis les livres d’A-B-C jus-qu’aux livres de sciences ; le XVI 0 siècle paraissait être revenu.L’Angleterre avait précédé les autres nations dans ce genre. L’é-dition illustrée des Œuvres de Shakspeare, le Livre des prières,les Mille et une nuits, le Penny-Magazine, le Sarturday-Magazine,le journal l’Illustred London-New, le Art-Journal, et un grandnombre d’autres ouvrages dans ce genre furent imités en Franceet en Allemagne, et donnèrent naissance à d’autres publicationspareilles. Souvent même on se servait dans ces deux derniers paysdes clichés tirés sur les planches originales anglaises.
De la grande quantité des éditions illustrées en France, nousne citerons qu’une petite partie de celles qui se distinguent leplus par la bonté des gravures sur bois : tels sont les œuvres deMolière, publiées en 1835 ; les Mille et une nuits ; les Evangiles ; leDon Quichotte, de 1837 ; la Vie de Napoléon ; les Messéniennesde Delavigne, de 1840 ; le Jardin des Plantes de Paris, de 1842 ;Jérôme Paturot, par Louis Reybaud, en 1845 ; La Fontaine, Bé-ranger et autres ouvrages ornés des dessins spirituels de Gran-