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che (le cuivre d’une couche milice de vernis ordinaire, sur laquelleon dessine avec une pointe comme sur le papier; puis, par les mo-yens que fournit la chimie la plus élémentaire, le dessin de laplanche est reproduit en relief, propre au tirage sous la presse ty-pographique. Les dessins les plus délicats, faits par les artisteseux-mêmes, peuvent être reproduits de cette manière, sansperdre la fidélité, ou la pureté de l’original; ils imitent parfaite-ment le travail à la plume ou à l’eau-forte. M. 13. Behr, éditeur àBerlin et à Paris, a publié en 185(3 un Album fac-similé desArtistes contemporains, exécuté en chaleotypie et imprimé à lapresse typographique.
Pour le clichage, on a employé avec avantage la gutta-perchadans la confection des matrices. On est allé plus loin encore, et ons’est servi de la gutta-percha pour former les vignettes elles-mêmesqui doivent servir à l’impression. C’est de cette substance qu’on afait de grandes lettres pour affiches et pour des titres de livres,ainsi que des fleurons et des vignettes. Dans le manuel de l’im-primerie de M. C.-A. Franke, publié à Weimar en 1855, on voitfigurer un portrait de Gutenberg, imprimé très-nettement avecune vignette en gutta-percha, qui a supporté le tirage d’une forteédition sans s’altérer.
Dès 1832, M. Michel, à Paris, avait exécuté des clichés en bi-tume qui reproduisaient parfaitement les types originaux. MM.Maucliin et Moret, de Londres, en 1851, ont également reproduitdes vignettes semblables.
Un ouvrier en stéréotypie attaché à l’Imprimerie impériale deVienne, rient de faire une remarque intéressante : c’est que lesmoules faits en plâtre préalablement dissous dans l’eau, ou mieuxencore dans l’esprit-de-vin, se rétrécissent uniformément. Basantsur ce fait son procédé, il est parvenu à livrer des réductions detypographie, de xylographie et de médailles, en les diminuant degrandeur par’ douze degrés, ou à peu près 3 sur 1" de diamètre,et sans que les proportions ni la netteté en souffrent.
Nous passerons sous silence d’autres méthodes qui nous parais-sent moins pratiques. Les procédés chimiques sur pierre lithogra-phique, et les procédés électrotypiques pour remplacer les gravu-res sur bois, seront mentionnés plus loin. Parlons encore de queLques emplois particuliers de la xylographie.