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(il. à Paris 1756, m. 1822) ; — Jean-Jacques Boissieu, à Lyondepuis 1794, célèbre par ses eaux-fortes; — Ant.-Fr. Tardieu,dit de l’Estrapade (n. à Paris, 1757, m. 1822), habile graveur degéographie; — Jean-Georges Wille (n. à Grosleiden près de iGiesen, 1715, m. à Paris 1808), qui, quoique Allemand, tra-vailla toujours en France. Les Allemands de cette époque sontJacques Frey (n. à Lucerne 1681, m. à Rome 1752); — Jean-Elie Ridinger (n. à Ulm, 1698, m. 1769); — George-FrédéricSchmidt (n. à Berlin 1712, m. 1775) ; — Jacques Schmutzer(n. à Vienne 1773, m. 1808) ; — Frédéric Muller (n. à Stutt-gard 1782, m. à Paris 1816) ; — Salomon Gessner (n. à Zurich,
1730, m. en 1788) ; Daniel Codowiki (n. à Dantzig en 1726).
Les Anglais développèrent aussi dans le XVIII 0 siècle unegrande activité dans l’art de la gravure sur cuivre : RobertStrange (n. 1723, m. 1795); — Richard Earlow (n. 128); —William Weyne Ryland (n. 1732, m. 1783); — William Woolet(n. 1735, m. 1785); — William Sharp (n. Ï746, m. 1824); —
Charles Vownly (n. 1746) , se distinguaient en diverses maniè-res. - '
XIX e siècle. Dans les dernières années du siècle passéet dans les dix premières du dix-neuvième, la gravure a subiun abandon assez sensible. Le genre pointillé dominait généra-lement; la lithographie commença à prendre pied, ainsi que lasidérographie, toutes deux rivalisant pour détrôner leur aînée-
Depuis 1820 environ se répandit une mode qui contribuaencore à fausser le goût, en introduisant dans la gravure ungenre maniéré, léché, et ne visant qu’à l’effet; nous voulons par-ler de la mode des KeepsaJces (souvenirs), espèces de livres,d’origine anglaise, magnifiquement reliés et ornés d’un grandnombre de gravures de tous genres : portraits, vues et monu-ments, exécutés avec une grande routine, mais adoucis à excès-
M. A.-G.-L. Boucher, baron Desnoyers (n. à Paris 1779) est ,regardé comme le rénovoteur de la gravure dans notre siècle.
Elève de Tardieu, il débuta en 1806 par une magnifique plan-che représentant la madone de Raphaël, connu sous le nom dela Belle Jardinière. Il a livré une série de chefs-d’œuvre dontle dernier est la Transfiguration. En 1852 il était à Rome.