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Tome second.
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164 ÉCOLE FLAMANDE.

de décrier ses ouvrages ; c’est ce qui le détermina àquitter cette ville pour retourner à Gênes, &ensuite en Flandre, bùl’amour de la patfie le ra-mena. Le premier tableau que l’on vit de lui dansce pays, fit connoître combien f Italie l’avoit per-fectionné. Son goût s’étoit épuré; il employoitplus d’art, & terminoit davantage ses produc-tions. Bientôt fa réputation égala ses talens, Van-dyck fut surnommé le Prince de la peinture, par-ticulièrement dans le genre du portrait. Les grâ-ces , l’expreíïìon, la finesse, une touche légere& spirituelle , un pinceau plus coulant & plusfondu que celui de son maître, des teintes trans-parentes, & qui sembloient laisser appercevoirdans ses clairs le mouvement du sang, le firentregarder comme supérieur à tous ceux quis’étoient exercés dans ce genre de peinture,aucun n’ayant dessiné les têtes, & particulière-ment les yeux, avec autant d’esprit, de finesse &de vérité. Ses ajustemens font grands & nobles ;il rend parfaitement la diversité des étoffes. Sesdraperies font îégeres, vraies & faites avec unefacilité qui annonce un artiste supérieur à cesdétails. Ses attitudes régulières & conformes ausujet qu’il traitoit, font reconnoître dans tousses ouvrages les mêmes principes qu’il avoit re-tenus de Rubens ; mais quoiqu’il n’y mit pas au-