ÉCOLE FLAMANDE. 16 $
tant de feu & de chaleur que lui, il n’en étoitpas moins propre aux grandes compositions»comme il l’a prouvé par plusieurs tableaux queTon admire dans les Eglises.de Flandre, dansles galleries & les plus beaqx qabinets des Sou-verains de l’Europe. On vante íur-tout. son Béli-saire.
Il avoit voyagé en France & en Angleterre,avant que ses talens luisent assez connus ; il avoiteu même l’efpérance de peindre la grande Gai?lerie du Louvre, pour laquelle en avoit aussi, faitvenir le Poussin.
Charles I, Roi d'Angleterre, entendant van-ter le mérite de cet artiste, eut regret de savoirsi peu connu, lorfqu’il vint à Londres. II lui fitfaire des propositions par le Chevalier Dighy^ quîl’engagea à faire un second voyage dans ce pays*Le Roi le fit Chevalier du Bain, lui fit présentde son portrait enrichi de diamans, avec unechaîne d’or, lui donna une pension considérable& un logement. Ce Prince venoit souvent le voir,s’asseioit auprès de lui, & l’honoroit d’une amitiésingulière. Toute fa Cour voulant limiter, lesDames & les grands Segneurs fe difputoiént leplaisir de lui faire des préfens.
II étoit dans i’ufage de commencer fes por-traits le matin, & de les finir dans la même jour-
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