HISTOIRE
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Embarrasque cause leCardinal deRetz.
Joli , tom. 2.p . 56. Retz ,tom. 5.
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on ne vouloit point souffrir que cette Compagnie se mêlât d u Gouver-nement , on exila ceux qui avoient paru vouloir animer les autres. Onne fût point fâché d’avoir un prétexte de mortifier ceux, qu’on regar-doit comme la cause des troubles passés. La Reine dit publiquement,qu’elle avoit été d’avis qu’on les mit tous à la Bastille, mais que le Car-dinal par fa douceur ordinaire avoit obtenu qu’il n’y en auroit qu’un.Elle ajouta, que si le prémier Président continiioit à faire le mauvais,il feroit traité de la mérne manière. Ce prémier Président étoit Mr. deBellièvre, que Mr. de Retz représente comme le pjus grand ennemi duMinistre, & toûjours prêt à appuïer les factions & les cabales.
Le Parlement fût consterné de ces exils. Les Avocats, les Procu-reurs , & toute cette Nation du Palais, si différente du monde que lesautres gens habitent, prirent des habits courts & cessèrent de travail-ler. Les Présideras prirent occasion de cette révolte, de presser le Mi-nistre de leur accorder le retour de leurs confrères. II fe laissa gagner.Le calme fût rétabli, pour n’être plus troublé pendant ce long règne.L’union intime de la Reine & du Cardinal, le caractère du jeune Mo-narque, qui annonçoit une grande fermeté & une détermination abso-lue a ne souffrir aucune résistance, la soûmiffion des Grands, le peu desuccès du Prince de Coudé opérèrent ce changement, & domptèrentl’efprit de révolte, ou, comme on parloit alors, éteignirent l’amour dela liberté & le zèle du bien public.
L’affaire du Cardinal de Retz inquiétoit tout autrement quecelles dont on vient de parler. II étoit toûjours au Château de Vincen-nes. Quoiqu’il dise de fa fermeté, & de la manière dont il lavoit s’amu-fer & s’occuper, il ne pût tenir contre l’ennui de fa prison. II écoutales propositions qu’on lui fit, & consentit de renoncer à ses droits & àses prétentions fur l’Archevêché de Paris. Ses créatures, qui étoienten même teins attachées au parti du Prince de Coudé, l’en détournè-rent autant qu’il leur fût possible. II fe cacha d’eux, & ce ne fût dansla fuite que par leurs mauvais conseils & leurs persécutions continuel-les qu’il révoqua, comme fait par force, Raccommodement, qu’il avoitsouhaité de conclure. La mort même de PArchevêque de Paris sonOncle, & les bons effets qu’elle produisit en fa faveur ne lui firentpoint changer de sentiment. 11 fût servi par ses amis dans cette circons-tance délicate avec tout le zèle & toute l’habileté possible. L’Arche-vêque mourut le vingt - un de mars. Caumartin eût l’addresse, dèsque ce Prélat eût les yeux fermés, de faire prendre possession del’Archevêché de Paris au nom du Cardinal de Retz, fur une procura-tion signée de lui dans le Château de Vincennes , quoiqu’elle parût avoirété passée avant fa détention Elle portoit en substance, que le Cardi-nal ayant dessein d’aller à Rouen , il donnoit charge au Sieur de Labour,son Aumônier , de prendre pour lui possession de l’Archevêché en casde mort de son Oncle. Elle avoit été dressée par les Sieurs Roger No-taire Apostolique, & de Paris Docteur de Sorbonne. Le Chapitre fût
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