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Tome second.
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DE LOUIS XIV. L I V. XVIII. zzr

que les deux suivantes 1659 & j660 ils ne paieront que le Tas, c’ést-à-dire un tribut fort Ieger pour marque de dépendance du Souverain.

J e ne rapporte l’abrégé de cette pièce que pour faire voir , que cen’est point la diversité de Religion qui par elle-même produit la divi-sion , mais que c’ést uniquement le faux zèle dont on s’anime les unscontre les autres. L’u nique attention des Souverains devroit être , de bor-ner & de rectifier ce zèle, de lui ôter son amertume & fa rigueur. Tou-te Religion établie ordonne aux sujets la fidélité, & aux Souverains l’é-quité. Un Catholique , en tout ce qui ne va point à lui arracher fa Re-ligion , est obligé d’obéïr à des Magistrats Protestans ; il en est de mê-me d’un Réformé à l’égard des Magistrats Catholiques; & ces Magis-trats , de quelque Religion qu’ils soient , ne peuvent persécuter leurssujets précisément parce qu’ils sont d’une autre Religion que la leur.Inhumanité & la bonne politique ne le permettent pas. La diversitéde Religion ne change point les sujets en étrangers, en esclaves; bienmoins en ennemis. Légalité des traitemens, d’affection , de protectionles rendroit tous également fidèles & zélés. Mais comment pouvoit - onfe flatter en France & en Savoye, que les Réformés, que l’on maltrai-toit en toutes façons, qu’on traitoit comme des gens de qui on avoittout à craindre, aimassent sincèrement l’autorité qui les persécutoit? Cesdéfenses odieuses d’acheter des biens-fonds, ces défenses de s’établir entel ou tel endroit étoient-elles propres à faire naître en eux cet amoursincère ? Les grâces même qu’on leur accordoit ne suppofoient-elles pasqu’on croioit être en droit de les traiter autrement que ses autres sujets ?Aussi la confiance n’a jamais été telle, qu’elle auroit dû l’être, & il falluten venir aux étranges extrémités de chasser ou d’exterminer une multi-tude prodigieuse de sujets, qu’il auroit été peut-être facile de rendre fi-dèles & affectionnés.

On ne frappa cette année que deux médaillés. La prémière re-présente les conquêtes du Prince de Conti. f C’ést un trophée orné dedeux Couronnes murales. La Legende marque les noms des deux Villesprises, & l’Exergue en apprend la situation. Castilio et Cada-

QUESIUM C A P T JE. Ad ORAM CaTALONIJE MARITIMAM.

La seconde est d’un goût nouveau, f C’ést un laurier qui en occu-pe tout le champ ; il porte trois Couronnes murales. La Legende ex-prime les noms de trois Villes prises en Flandre, Landrecies, Coudé ,St. Guislain ; & l’Exergue en marque la date, Landrecium, Con-DATUM, ET FanuM SaNCTI GlSLENI CAPTA. M. DC. LV.

La prétendue Victoire remportée fur la flotte d’Espagne en auroitauslì mérité, si elle eût été réelle, & aussi considérable que l’ont faite lesHistoriens, & les Fastes de Louis le Grand.

Fìndii Livre dix-huìtièmc.

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1 W.

Observationsfur cet ac-commode,ment.

f VoiesN®. IX.

f VoiesN\ X.

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