HISTOIRE
3f0
i6s6.
tom. 6 . Part.
r. ï*9*
55
55
53
55
55
33
55
53
55
33
35
35
93
33
33
33
93
55
93
33
33
33
33
33
35
33
93
93
93
93
53
33
33
33
33
33
93
33
on , que le bien de la Chrétienté dépend principalement du repos del’Empire, & ce repos de l’observation des traités faits à Munster & àOfnabrug, on a jugé, que le moyen le plus propre & le plus conve-nable , étoit de s’unir & de s’allier avec les Princes de l’Empire, quiont plus d’affection pour raffermissement de la tranquillité publique ;& comme le Sérénilfime Prince Frédéric Guillaume auroit particuliè-rement fait paroître son zèle & ses bonnes intentions, on est convenu
avec lui.
„ I. Qu e dès à présent, il y aura une étroite cenfédération & al-liance entre lesdits Seigneurs Roi & Electeur, pour la défense commu-ne & respective des Etats, Païs & Seigneuries ou Places qu’ils possèdent,& fur lesquels ils ont droit, soit de la succession de leurs Prédéces-seurs , ou en vertu des cessions qui leur ont été faites par les traitésde Muníter & d’Osnabrug.
„ II. Ensuite de cette alliance, si ledit Seigneur Electeur venoità être assailli & troublé par quelque Prince ou Etat quel qu’il soit, SaMajesté promet del’assister de bonne foi du nombre de cinq mille hom-mes de pied & de douze cens chevaux, avec l’artillerie de Campagneconvenable & proportionnée à ce nombre, deux mois après que lademande en aura été faite, & ce pour autant de tems qu’il en aurabesoin. Sera néanmoins en son choix de demander ce nombre detroupes, ou la somme d’argent nécessaire pour les lever.
„ III. En reconnoissance de quoi, son Altesse promet pareillementd’assister de bonne-foi, trois mois après qu’elle en fera requise, SaMajesté très Chrétienne de deux mille quatre cens hommes de pied& de six cens chevaux, avec l’artillerie de Campagne convenable &proportionnée à ce nombre ,, au cas qu’elle fût attaquée & troubléedans l’étenduë des trois Evêchés de Metz , Toul & Verdun, desLandgraviats de la haute & basse Alsace, de Suntgaw , de Brisac &de Philipsbourg, & des droits en dépendans, & généralement, entout ce qui lui a été cédé par le traité de Munster.
„ IV. Seront fournies au secours, par celui qui le recevra, lesétapes, vivres & pain de munition, en la même forme & manièrequ’au reste de ses troupes. Quant aux payes & montres, elles serontpayées par celui qui l’envoïera.
M V. S i les forces des ennemis étoient st grandes, qu’un plus puis-sant secours fût requis pour les repousser & maintenir les lieux attaqués,lesdits Seigneurs Roi & Electeur promettent en ce cas d’accroître , re-spectivement à proportion que dessus, le nombre susdit d’autant d’in-fanterie & de cavalerie que l’état de leurs affaires le permettra, auxfrais & dépens du requérant.
„ VI. Celui qui fera nommé par l’uti ou l’autre pour conduire &commander le secours respectivement promis, en retiendra la direc-tion particulière & le commandement spécial, même après la jonc-tion à la principale Armée, sous les ordres néanmoins du Général,
auquel