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Tome second.
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DE LOUIS XIV. LIV. XIX. zsz

ver ton8 les articles du traité de Westmunster du trois novembre der-nier , & de contribuer autant qu’ils le pourroient à la gloire, à Futilitédu Roi & du Royaume de France, à condition, qu’on en uferoit àleur égard de la même manière, que s’ils avoient signé ce traité le mê-me jour qu’il avoit été conclu. Les mêmes Ambassadeurs, ajoutoient-ils, prient & supplient qu’il plaise au Roi très Chrétien de donner à laRépublique des Provinces-unies & à tous leurs sujets les témoignagesde grâces & de faveur, qu’elle attend avec confiance, que Sa Majeítéles continuera & les augmentera volontiers & avec distinction.

J e reviens aux affaires de la guerre. Le Cardinal avoit fait de grandsefforts en faveur de ses deux Neveux les Ducs de Modène & de Mer-cœur, qui dévoient commander en Italie ; quantité de troupes nouvel-les y paflerent. Le Duc de Savoye augmenta aussi les siennes. L’Ar-mée lê trouva forte de sept à huit mille fantassins & de sept mille che-vaux. Le Duc de Modène étoit Généralissime, le Duc de Mercoeurcommandent les troupes de France, le Marquis de Ville celles de Sa-voye. Les deux prémiers avoient fous leurs ordres, en qualité de Ca-pitaines-généraux, les Comtes de Broglio & de Quincé. Apparemmentqu’on leur avoit donné ce titre pour qu’en cas d’accident ils puisent com-mander en chef. Les Lieutenans-généraux étoient Messieurs le Feron ,-de Valavoir, de Piennes, de Preíton Irlandois ; les Marquis de Livri,de Palavicin étoient Maréchaux de Camp.

Avec une Armée plus forte qu’on n’en avoit eu depuis longtemsen ces quartiers, on résolut de réparer l’affront qu’on avoit reçu l’annéeprécédente devant Pavie. On s’attacha au siège de Valence, une desplus fortes Places du Duché de Milan. Elle siit investie le vingt - cinqde juin par les Marquis de Ville & de Valavoir ; le reste de F Armée lesjoignit deux jours après. On commença par défaire quatre cent mous-quetaires qui vouloient s’y jetter. On travailla promptement à la cir-convallation & à la construction de deux ponts fur le Pô, l’un au-dessus , l’autre au-dessous de la Ville pour la communication des quar-tiers ; chaque pont étoit 'composé de quarante bateaux. Le Duc deModène prit son quartier à la gauche de la Place avec les Gendarmesde Savoye ; le Duc de Mercoeur prit le sien à main droite proche le Pôavec une partie de l’infanterie & de la cavalerie Françoise ; le Marquisde Ville étoit campé dans la plaine entre ces deux quartiers; le Mar-quis de Valavoir étoit posté de l’autre côté du Pô avec le reste destroupes de France.

La tranchée s’ouvrit la nuit du quatre au cinq de juillet. On fitdeux attaques, la première porta le nom de Modène, & l’autre celuide Mercoeur. Elles étoient si proches l’une de Fautre , qu’on les joi-gnit par une ligne de communication. L’habileté & la vigueur de DomAugustine de Signado à fe défendre, la constance des assiégés, les ef-forts inutiles des Espagnols à secourir cette Place, ont rendu ce siègeremarquable. C’éít ce qui m’engage à en donner une espèce de journal.

Tom II, Y y Le

16 f 6.tom. 6 . Parti2. pag. i2j.L? *56.

Succès eaItalie.MontgJat ,tom 4 pag.>24.

Qumey , tom.ì.pag. 214.

Valence

assiégé.Alemoireshistoriques Çjfchronologi-ques.

Hifloire duCardinalMazarin ,tom- 2. pag,415.

Ri encourt .tom. 2. p. 8-.

MontgJat ,tom. 4 pag,Uí.