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Tome second.
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HISTOIRE

I6s<5.

tem. I. pag.ais.

JPlmtglat ,tom. 4. pag.

127.

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Le lendemain de l’ouverture de la tranchée, Valavoir prit la Tour duport de l’autre coté du Pó> les deux Ducs établirent une batterie àchacune de leurs tranchées, qui rompirent les parapets. Le dix les as-siégés firent une sortie ; ils surprirent la sentinelle de l’attaque de Mo-dène, leur cavalerie s’avança à la queuë de la tranchée, ils en comblè-rent une partie ; enfin on se reconnut & ils furent repoussés. Les tra-vaux s’avancèrent avec une ÍI grande diligence, que le onze on fit unlogement fur la contrescarpe de la demi-lune qu’on attaquoit, & que lanuit même on commença la sappe ; ou , ce qui revient au même, àcreuser des puits pour pénétrer dans le fossé de cet ouvrage.

Le douze on établit une batterie nouvelle entre les deux attaques,& une autre au-delà du Pó, pour ruiner les Moulins des remparts. Lequatorze l’Armée d’Espagne, forte de sept à huit mille hommes, com-mandée par le Comte de Fuensaldagne, non par le Cardinal Trivulce,comme le dit Quincy, passa le Tanare & s’approcha du quartier d uMarquis de Ville ; elle s’empara des hauteurs. Le lendemain se passa àse canonner & à escarmoucher. La nuit les Espagnols emportèrent deuxredoutes & un petit Fort qui commandoit les lignes ; on les reprit ledix-huit en plein midi. On commença la descente du fossé en présencede l’Armée ennemi. On travailla depuis le vingt jusqu’au vingt-sept à lepercer par une sa^pe. Le Comte de Fuensaldagne pendant ce tems-làdonna de continuelles allarmes ; mais voyant qu’elles étoient inutiles ilse retira, passa le Pó le trente pour éprouver s’il n'y seroit pas plusheureux.

Le grand embarras venoit du Gouverneur. II disputa le passage dufossé avec tant d’opiniátreté , que depuis le prémier d’août jusqu’au quin-ze , tout ce qu’on pût faire fût d’avancer chaque nuit de quelques pas.De plus les flancs bas des bastions rompoient les galeries & les travauxdes aflìégeans ; la cavalerie Espagnole rodoit incessamment autour desquartiers, les assiégés faisoient de fréquentes sorties ; jour & nuit il fal-loit être fous les armes. Le dix-neuf le quartier du Duc de Mercœurfut attaqué ; quelque résistance qu’on fît, on ne pût empêcher que cinqcens hommes n’entrassent dans la Ville.

Ce secours redoubla le courage des assiégés. Ils firent une sortiede cent vingt chevaux & de quatre cens hommes de pied ; ils rompirent& brûlèrent la galerie qu’on faisoit dans le fossé & renversèrent une bat-terie. Le Régiment de Navarre les força de rentrer, On rétablit la ga-lerie , & le vingt-un, le Mineur fût attaché au bastion de l’attaque deModène. Le vingt-deux, il le fût aussi à l’attaque de Mercœur. La pre-mière mine joua le vingt-trois, mais les Espagnols défendirent fl bien labrèche , qu’on ne pût se loger qu’au pied. On mina encore, & l’ouver-ture fût plus grande ; la rétistance fût telle qu’on ne pût s’établir qu’à lamoitié de la brèche. Valavoir Lieutenant - général monta jusqu’au haut,il fût culbuté avec tous ceux qui l’avoient suivi à coups de picques & dehallebardes, & il fût impossible de passer le cordon.

Le