Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

z 6r

HISTOIRE

ìès6.

Mort d’unede ses soeurs.MottevWe ,tom, 4. pag.

46 r.

Montgìat ,tom. 4. pag.JJ3.

Querelle en-tre leClergé.MémoiresChronologi-ques Nnautiques.

nal supérieur. Les Maîtres des Requêtes furent affranchis de la servitu-de qu’on avoit voulu leur imposer ; Tordre fût rétabli , & cette Com-pagnie comprit enfin , que Tunique parti qu’elle avoit à prendre , étoitde s’humilier & de se soumettre de bonne grâce au joug de la puissanceRoïale. Pour faire ce coup, on avoit attendu que la Campagne fût finie ;car dans la situation où étoient encore les esprits , la tranquillité & lasoumission du dedans dépendúit des succès qu’on avoit audehors.

On débrouilla aussi mille embarras , que Tabsence du Cardinal deRetz donnoit pour le gouvernement de TEglise de Paris. Ses amis, les mal-intentionnés, les Jansénistes , dit-on , mettoient tout en oeuvre pour allar-mer les consciences. La supériorité qu’on avoit en Italie contribua beau-coup à démêler ce chaos. On s’entendit avec le Pape ; on prit des arran-gemens fixes , qui dissipèrent les intrigues & les rendirent inutiles.

Le Cardinal Mazarin après son retour au commencement de millesix cent cinquante-trois , avoit fait venir en France deux de ses sœurs ,Madame Martinozzi & Madame Mancini. La prémière vit ses deuxfilles Princesses par leurs mariages avec le Prince de Conti & le Princede Modène. L’autre étoit mère de Madame de Mercœur & de Made-moiselle de Mancini, que le Roi aimoit. Elle mourut le dix-neuf décem-bre estimée de toute la Cour par sa douceur & par sa vertu ; ayanttoujours vécu retirée , fans se mêler d’aucunes affaires que de gouver-ner sagement sa famille. Son frère Taísista à la mort, & parut touchéde tendresse & de piété ; sentimens dont on le croioit peu capable.Cependant dès qu’elle fût morte , il dit qu’il vouloit imiter David, quiavoit prié & pleuré pendant la vie de son fils, & qui avoit joué de laharpe aprés fa mort ; il parut ensuite aussi tranquille que s’il n’avoitpoint eu d’affection , & travailla tout le reste du jour à faire des dépê-ches. La mourante recommanda son fils & ses filles au Cardinal, &le pria avec instance de mettre en Religion la troisième de ses filles, quefeu son mari avoit prédit devoir être cause de beaucoup de maux. II avoitprédit la mort de son fils tué à la journée de St. Antoine, il avoit prédit la sien-ne au tems même qu’elle étoit arrivée, & son épouse mourut précisémentà la fin de sa quarante-deuxième année comme il le lui avoit annoncé.Un Evêque fit son Oraison funèbre aux Grands Augustins , où se tenoitTAssemblée du Clergé. Les louanges les plus excessives furent prodi-guées au nom de Mazarin, si détesté il n’y avoit que trois ou quatre ans.

I l s’eleva dans ce tems-là une grande quérelle entre le Clergé sécu-lier & le régulier , à laquelle la Cour fût obligée de prendre part, àcause des suites qu’elle pouvoit avoir. L’Evêque d’Angers, qui croioitapparemment mieux connoître que bien d’autres les droits de l’Episco-pat, avoit publié quelques ordonnances , par lesquelles il defendoit auxReligieux Tusage de plusieurs de leurs privilèges. Ils lui présentèrentun Écrit, où ils justifioient leurs prétentions, par la possession , parles décréts des Papes & des Conciles. On les accusa d’usurper des pou-voirs qui ne leur appartenoient pas, & d’en abuser. Ils se défendirent.

Le