DE LOUIS XIV. L IV. XXI.
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toit promis, sur-tout, que l’exécution seroit prompte, qu’on feroit en sorte ———de prévenir les Espagnols en Campagne, & que la Flotte Angloise seroit I6fí$.prête à mettre à la voile dès que l’Armée Françoise commenceroit à s’as-íembler. On fit des grands amas de vivres & de munitions de guerredans des lieux, d'où, fans donner jalousie pour cette Place en particu-lier , on pourroit aisément les transporter à Calais ; on augmenta les trou-pes , & on fit tout ce qu’on pût pour amasser de l’argent.
L a mort d’Alphonse Mancini, le seul neveu qui reliât au Cardi- Mort funestenal Mazarin, ne rallentit point son activité. II étoit chez les Jésuites , à d’un neveuqui ce Ministre l’avoit confié , comme le gage de la protection dont illes honoroit. D’autres pensionnaires avec qui il avoit coutume d-e se di- rive chez lesvertir, s’avisèrent de jouer à la berne. Le sort tomba sur lui. Un de Jésuites,ceux qui tenoient les coins de la couverture, laissa tomber le sien lors-qu’il retomboit après qu’ils l’eurent fait sauter en l’air ; il se cassa la tête& expira quelques instans après. Si ces enfans avoient été veillés com-me ils le dévoient être, ce funeste accident ne fût point arrivé. Cepen- Montglat .dant, quelque fâcheux qu’il fût, il ne décrédita point la pension de ces 4 'Pères. Ils étoient à la mode, & malgré tout ce que leurs ennemis ontpû dire , ils ont continué de l’être.
Cette mort avoit été précédée d’une autre, à laquelle le Cardi- Mort du Ducnal dût être encore fort sensible. Le Duc de Caudale, que tous les hom- de Candale.mes envïoient, & dont toutes les Dames galantes souhaitaient de mé-riter l’eítime si elles n’en pouvoient faire le trophée de leur gloire, à ^4.son retour de Catalogne avoit été attaqué à Lyon d’une fièvre accom- Montglat ,pagnée de délire. Le mal fût si violent, qu’il l’emporta au bout de quel- tom - 4 - Pâ-ques jours. Le chagrin de f infidélité d’une maîtresse, ou la débauche, l6? ’furent la cause de sa mort. II étoit petit fils du Duc d’Epernon , fa-vori d’Henri trois. En lui finit cette famille nouvelle, qui, en si peu detems, avoit réuni plus de titres, de dignités & de richesses, que lesplus illustres n’en avoient eu en plusieurs siècles. A l’âge de vingt - septans il étoit Général d’Armée , Colonel-Général de l’infanterie Françoise,du moins il avoit la survivance de cette importante Charge. Le Cardi-nal Mazarin, au parti duquel le Duc d’Epernon son père avoit toûjoursété attaché, le destinoit pour époux à une de ses nièces. Chavagnacdit Pa & e 2Iî *dans ses Mémoires, qu’il trouva ce Seigneur dans un délire ; qu’il le fitcoucher, & que dès ce moment, il perdit toute connoissance ; qu’il enavertit l’Archevêque de Lyon; que ce Prélat lui mena un Jésuite , quidit être fort content de sa conscience ; qu’il vécut encore cinq ou sixjours, au bout deíquels il expira. L’Abbé de Roquette, depuis Evêqued’Autun, fit son Panégirique , & ne manqua pas de le faire mourir enprédestiné , après en avoir fait un Héros.
D’autres événemens plus intéressans pour l’Etat, firent oublier Révolte duces chagrins domestiques. Bellebrune , Gouverneur d’Hédin, mourut leseize lévrier. Ce Gouvernement, alors fort important, fût donné au ^ àComte de Motet créature du Cardinal. La Fargues, Major de cette d’Hédin,
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