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Tome second.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXI.

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desdits arrérages, qu’on a supposé avoir payé pour la Reine de Pologne ..«..

sur sa dote. 16s8.

VIII. Mr. le Duc de Mantoue restituera incessamment les canonsavec leurs affûts, équipages, munitions & barques, qui se trouverontavoir été laissés à Cazal après le siège de Valence.

IX. Mr. le Duc de Modène s’oblige de donner passeport & fur pas-sage aux soldats Allemans qui se trouvent dans le Mantoûan, jusqu’à cequ’ils aient rejoint leurs Corps. Ce traité fût mis entre les mains de laRépublique de Venise, atin, comme s’exprinioit ce dernier article,qu’il fût observé en entier & inviolablement.

Outre que ce traité étoit glorieux à la France, par l’espèce d’aveu,qu’y íaisoit le Duc de Mantoue du tort qu’il avoit eu de quitter son par-ti , il lui étoit fort utile , en ce qu’il lui laissoit la liberté d’employercontre les Espagnols toutes les forces qu’elle avoit en ce Pais. Le Com-te de Fuensaldagne extrêmement mortisié d’avoir laissé perdre Valence laprémière année de son Gouvernement, s’étoit appliqué tout l’hiver à laresserrer par différens postes qu’il avoit pris aux environs, & qui la te-ndent presque bloquée. Ce fût à la dégager que le Duc de Modène &le Général François donnèrent leurs prémiers foins. Pour y réussir, ilfalloit passer l’Adda. Leur Armée n’étoit que de sept mille hommes d’in-tanterie & de cinq à six mille chevaux, y compris les troupes de Sa-voie. Les Espagnols, toujours fortifiés par les secours d’Allemagne, enavoient pour le moins autant à leur opposer.

Des que leurs troupes furent assemblées , ils marchèrent fur les con-fins de l’Etat de Venise pour gagner les bords de l’Adda. Le Comte deFuensaldagne avoit répandu les siennes de l’autre coté pour en disputerlepaííàge.' Le Duc de Modène fit armer cinquante bateaux furie Ser-ro, qui tombe dans l’Adda, pour faire croire à l’ennemi qu’il vouloitforcer ce passage, & l’engager à s’affoiblir en s’étendant d’avantage. IIvint en même tems camper vis-à-vis de lui ; on se canonna de part &d’autre, & il y eut des escarmouches fort vives. Tandis qu’on amusoitles Espagnols, & qu’on partageoit leur attention, on leur déroba un oudeux passages. On s’empara de Castel-Leon, où il y avoit quatre censhommes, qui se rendirent presqu’aussitôt qu’ils eurent été attaqués. LeMarquis de Givri se rendit maître de Cassano ; on passa la rivière en mê-me tems par ces deux endroits. Le Comte de Fuensaldagne se retiravers Lodi. Le Duc de Modène marcha droit à Milan. Navailles pritles devans avec la cavalerie, & parut devant les murailles de cette gran-de Ville. Le Général Espagnol l’avoit prévenu &t’y étoit jette avec unbon nombre de troupes ; fa présence rassura le peuple & l’empêcha des’émouvoir. Pendant ce tems-là, les troupes de Savoie étoient en mar-che ; le Duc lui-même les commandoit. Ayant appris fur fa route que MémoiresTrin étoit fort dégarni, il détacha le Marquis de Ville pour tâcher de Historiquesla surprendre. Ill’attaqua la nuit du vingt-unau vingt-deux de juillet, Sf Chrom ^~& emporta tous les dehors. Le Gouverneur fût si intimidé, qu’il serendit à l’heure même. L’Ar-