Band 
Tome second.
JPEG-Download
 

HISTOIRE

1662 .

?aix entre laSuède & laPologne park médiationde laFrar.ce.Mémoires hi-Jìeriques &chronologi-ques.

Corps Diplo-matique,tom.6. part■ 2 .m- r o-.

Ibtd. p. J 09 .

f 30

retournant en France ; outre les tempêtes , auxquelles on eut peine àéchapper , la PrinceUe fût extrêmement malade de la rougeole. Ma-dame de Motteville dit que „ Monsieur montra par son chagrin que„ son intention étoit d’être affligé “.

O n parla fort d’un autre Mariage qui s’étoit fait tandis que les Coursde France & d’Efpagne étoient sur les frontières. La Princesse Mar-guerite de Savoye, après le trille personnage qu’on lui avoit fait faireà Lion , fût recherchée par le Duc de Parme. II ne fût point refusé.

„ Tout le monde fût fort étonné , ( c’éít Mademoiselle de Montpen-„ fier qui parle ) qu’après avoir prétendu épouser le Roi, elle eût vou-M lu épouser un petit Souverain d’Italie, mal-honnête homme , qui„ n’avoit de passion au monde que celle de bien ferrer un cheval “. IIsembla que cet établissement ne répondoit point à la manière fière aveclaquelle elle avoit soûtenu la rupture de son mariage avec Louis quator-ze , & qui lui avoit attiré les louanges de tout le monde ; ainíì l'on di-íòit, qu’elle auroit mieux fait de ne point se marier , ou de se mettredans une Religion. Elle ne survécut pas longtems à cette honte , &mourut peu de tems après son mariage.

La Paix glorieuse qu’avoit faite la France, fit rechercher son Allian-ce presque par tous les Potentats. Le Duc de Toscane, le Duc deSavoie demandèrent Mademoiselle d’Orléans & Mademoiselle de Va-lois ; de forte qu’on vit les petits enfans d’Henri quatre régner dansles parties les plus distinguées de l’Europe. On verra dans l’annéesuivante les différentes circonstances de ces mariages.

L a guerre continiioit encore dans le Nord. On avoit réconcilié laSuède & la Dannemark à la fin de Tannée précédente ; celle-ci on vintà bout de pacifier la Pologne & la Suède ; le Traité fe fit à Oliva sousla médiation de la France. La Suède abandonna cequi lui restoit de sesconquêtes , & Casimir renonça enfin à ses prétentions fur la Suède, dé-sormais aussi inutiles qu’elles étoient bien fondées , à condition toute-fois qu’il en porteroit le titre le reste de fa vie. Le grand nombre d’in-téressés à cette paix , Ta rendue prefqu’aussi fameuse que celle de Muns-ter & d’Osnabrug. Elle a été renouvellée dans tous les Traités suivants,on en a fait une espèce de règle & de principe , auquel on a eu recourspour terminer les différends qui sont survenus depuis. Les deux Etats deconcert demandèrent que la France fe chargeât de garantir Texécutionde ce qu’ils s’étoient promis.

„ Il a été convenu entre les deux Rois, dit l’Article trente-sixième„ de ce traité , que le très puissant Prince Louis quatorze , Roi très

„ Chrétien de France & de Navarre, par le zèle & les soins duquel

„ l’ouvrage de cette paix à été entrepris & conduit à une heureu-„ fe fin, feroitprié d’en être garant. Sa Sacrée Majesté très Chrétienne,

M continue-t’on , consentant à leurs désirs & à leurs vœux, & souhai-

„ tant la perpétuité de cette paix avec autant d’ardeur qu’il en a eu à,3 la procurer , promet pour lui-méme & pour ses successeurs , qu il

assure-