DE LOUIS XIV. L IV. XXIII. fzr
assurera en la meilleure manière qu’il lui sera possible , & même par „les armes s’il est nécessaire , Pexécution & l’obscrvation perpétuel- „le des Articles de ce traité, & que si quelqu’un compris lbus cette „garantie le viole , il joindra ses armes & ses íbrces à celles de la par- „tie lézée. Et afin que cet engagement soit plus solide, l’Ambassa- ,,deur de France promet, de délivrer la ratification du Roi très „Chrétien au sujet de cette garantie , * en même tems que les ratifica- „tions de la paix seront échangées. II fera libre à tous ceux qui „auront part à ce traité d’accepter la garantie du Roi très Chrétien
La Pologne ne fût pas tout-à-fait pacifiée par ce traité. Les Mosco-vites , qui vouloient dès-lors s’aggrandir de ce cóté-là , continuèrentde Pinfeíter. Ils eurent sujet de s’en repentir. Czarneski & Sapiehaqui n’avoient sous leurs ordres que dix mille hommes, leur en taillè-rent en pièces vingt-quatre mille près de Polunski, le vingt-huit juillet.Ces peuples se sont aguerris depuis. A force de sacrifier des hommesils se sont rendus redoutables, & ont enfin réussi à se mêler desaffaires du Nord & de f Allemagne , bien plus peut-être qu’il ne con-viendroit aux intérêts & à la tranquillité de l’Europe.
L a guerre que la Suède avoit faite au Dannemarck avec tant de vi-vacité , & que Frederik avoit soutenue avec beaucoup de valeur en dé-fendant lui-même fa Capitale , donna occasion à ses peuples de lui mar-quer leur reconnoissance. Ils s’assemblèrent à Coppenhague , déclarè-rent le Roïaume Héréditaire , & lui en déférèrent le droit avec la puis-sance absolue, sans faire avec lui aucune convention ni capitulation ,& s’abandonnant tout-à-fait à fa bonté , & à son équité ; „ ne pouvantdifoient-ils s’imaginer qu’un Père maltraitât ses Enfans par caprice „& fans raison “. Le Roi de Dannemark n’est pas le seul, qui exer- „ce sur ses sujets un pouvoir despotique & absolu ; mais il est le seul àqui ses peuples l’ayent déféré. Les autres Princes qui en jouissent s’ensont mis peu à peu en possession ; leurs peuples l’ont souffert parcequ’ils n’ont pû l’empêcher ; ils n’y ont point consenti ; tous les jours ilsfe plaignent qu’on ne garde point le pacte qu’on a fait avec leurs pères.
Quoiq_ue ce Roïaume fût Electif, ilétoiten quelque façon héréditai-re , l’Election ne se faisant que par le Conseil, & un petit nombre deGentilshommes; & comme d’ordinaire ils étoient attachés par reconnois-sance ou par espérance au Roi régnant, ils ne manquoient guères de don-ner leurs suffrages à son fils , & de perpétuer ainsi la Couronne dans lamême famille. D’ailleurs les Danois étoient dans une espèce de nécessi-té d’établir une succession dans la famille de Frederik ; car la Maisond’Oldenbourg , dont étoit ce Prince , possédoit de son chef la Norwe-geles Duchés d’Holstein , Sleswich & de Deutmarsen, avec les Com-tés d’Oldembourg & d’Elmenkars ; de forte que ces Provinces retran-chées du Corps du Roïaume , le Dannemark se seroit trouvé presqueréduit à rien.
La
1660 .
iMémoires hi-storiques Uchronologi-ques.
Le Roïaumede Danne-mark d’élec-tif est fait)héréditaire.Ibid.
Corps Diplo-mdtique.tom.6. part. L.pag. ;;r.
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