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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1661

On moyennesa réconcilia-tion avec laHollande.Turemte ,tom. 4. pag.

S 8-

Corps Diplo-matique ,tom. 6. part.2. pag, ;66.

On lui con-cilie le Roid’Angleterre.'Turemte ,tom. L. pag.I?9-

Cboisy, tom.1. pag. 254 .

Choijy, tons.2, pag. n.

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obligé que les Espagnols à observer tous les articles du traité de paix,& que puisqu’ils évitoient de rendre justice fur les quatre-vingt articlesde Griefs, que l’Archevêque d’Ambrun leur avoit proposés à Madrid,on pouvoit en faire autant de son côté, & compenser l’un par l’autre.Le Vicomte de Turenne appuya fortement cet avis ; dans la fuite mêmeil fût chargé seul de cette aftàire, qu’il conduisit avec autant d’habileté,qu’il avoit conduit celles de la guerre.

On fe contenta pour cette année, de réconcilier le Portugal avec lesProvinces-unies, & de lui procurer le secours & P Alliance de l’Angle-terre. Air. de Thou, Ambassadeur en Hollande , eût ordre d’interposerses bons offices en faveur des'Portugais. II fe chargea de leurs intérêts& disposa fì bien les esprits , que Mrs. les Etats consentirent de recevoirun Ambassadeur de cette Couronne. La paix fût conclue à la Haye lesixième août. Les Hollandois renoncèrent à leurs prétentions fur leBrésil , à condition qu’ils pourroient librement trafiquer dans tous les Etatsdépendans du Portugal, & qu’on leur payeroit quatre millions de Cru-zades, ou, ce qui revenoit au même, huit millions de Florins.

Avant le départ du Comte d’Estrades pour Londres, on y avoitenvoyé un nommé la Bastide. II disposa Charles second à épouser la Prin-cesse de Portugal, & Pengagea à recevoir de la France deux cent milleécus par an pour les emploïer à la défense de ce Roïaume. Le Comted’Estrades n’étoit point de ce secret. II seroit assez difficile de dire pour-quoi on n’avoit pas jugé à propos de l’en mettre. Pour qu’il continuâtde l’ignorer & qu’il ne le pénétrât point, le Roi d’Angleterre le pressad’écrire à son Maître en faveur des Portugais. Le Roi très-Chrêtien ré-pondit qu’il vouloit exécuter fidellement le traité des Pyrénées. Charlessecond répliqua qu’Henri le Grand n’avoit pas été fi scrupuleux, & qu’a-près la paix de Vervins, il avoit continué de fournir de gros subsides auxHollandois. Louis quatorze écrivit qu’il se seroit toûjours honneur d’i-miter le Roi son grand-père, lequel n’avoit rien fait contre fa parole,puifqu’en signant la paix de Vervins il avoit averti le Roi d’Efpagnequ’il devoit de grandes sommes aux Hollandois ses bons compères, &qu’il ne prétendoit pas leur faire banqueroute.

On s’appliqua auffi aux Finances. Malgré le dérangement où ellesétoient & les dépenses extraordinaires, on diminua les Tailles de troismillions pour l’année suivante. On renouvella les Fermes. Le Prince sefit donner six cent mille livres de Pot de vin pour celle du Tabac , & enfit des libéralités. La Reine mère en eût dix mille Pistoles ; Monsieur &Madame chacun cinq mille ; Mademoiselle de Fouilloux, amie de la Va-lière eût cinquante mille écus pour épouser le Marquis de Sourdis , &la Reine eût le reste. Ces Fermiers, qui donnoient une somme si con-sidérable par-dessus le prix dont ils étoient convenus, favoient où la re-prendre, Elle leur donnoit un nouveau droit d’être plus durs encore &plus inhumains que les gens de leur forte ne le font a’ordinaire.

Louis