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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1 661 .

Voïez N°,

V.

f Voïez N®.VI.

Démêlé pourla préséanceavec l’Efpa-gne.

Montglat ,tom. 4. pag.aóo.

Bujfi,Histoirede Louis XIV.pag. i;6.j Motteville ,tom. pag.2?y.

Riencourt ,tom. r. pag.> 8 ?.

Quincy, tom.j. pag. s;6.MémoiresHistoriques£if Çhronolo -giques.

Violence del’Ambassa-deur d’Espa-gne à Lon-dres.

avoient été pillées, n’avoient été employées qu’aux plaisirs du Monarque& à faire éclater fa magnificence, on ne manqua pas cependant de l’no-norer d’une Médaille.

La Justice y paroît assise tenant son épée d’une main , & dePautre labalance. La Légende, Repetund arum Judices constituti,lignifie, Juges établis pour la recherche des Traitans. L’Exergue marquela date. f

Cette même année , pendant le séjour de la Cour à Fontainebleau,leDuc de Lorraine avoit fait hommage au Roi pour le Duché de Bar, dont onl’avoit remis en possession. Ce fût encore là le sujet d’une Médaille.

On y voit le Duc Charles à genoux, fans chapeau, & fans épée. LeRoi couvert & assis fur son Trône, lui tient les deux mains entre les sien-nes ; à côté il y a un Ecusson aux Armes de Bar. La Légende, H o ivx a g x u mLigium Caroli Ducis Lotharingie , ob Ducatum Baren-s e m , signifie , b hommage lige de Charles Duc de Lorraine pour le Duché deBar. L’Exergue marque la date. f

Au-mi lieu de ces embarras, & lorsqu’on croioit la paix parfaitementétablie, la quérelle qui survint k Londres entre les Ambassadeurs de France& d’Espagne pensa la rompre. Ce fût la première affaire publique dont lejeune Monarque eût à se démêler, & il le fit en grand Roi, & d’une ma-nière à faire sentir qu’on ne l’attaqueroit pas impunément. Le Baron deBatteville, Ambassadeur du Roi Catholique, crut signaler son Ambassade,& rendre un service important au Roi son maître , en disputant le pas ,& tâchant de l’emporter fur le Comte d’Estrades Ambassadeur du Roitrès-Chrêtien ; c’est, du-moins, ce qu’on crut communément alors, maissous ces apparences, la Cour de Madrid cachoit un dessein plus profond& plus important. Au commencement de l’Eté Charles second , quicraignoit les suites de cette contestation, fit prier le Comte d’Estrades &le Baron de Batteville de ne point se trouver à PEntrée de l’Auibassadeurde Venise. Tous deux déférèrent à cette prière ; mais en ayant renducompte à leurs Cours, tous deux reçurent ordre de ne point céder. LeComte d’Estrades, en particulier, eût un commandement exprès d’aller au-devant des Ambassadeurs étrangers, & de précéder celui d’Espagne à quel-que prix que ce fût.

Le Roi d’Angleterre inquiet, de ce qu’à la prémière occasion il yauroit dans fa Capitale des désordres qui pourroient retomber fur lui, fitce qu’il pût pour les prévenir. II proposa divers tempéramens. Les deuxAmbassadeurs tinrent ferme, & montrèrent chacun leurs ordres par écrit.L’Ambassadeur de Suède arriva dans ces circonstances ; le dix d’octobrefût destiné pour son Entrée. Ceux de France & d’Espagne firent leurspréparatifs pour l’emporter par la force. Le Comte d’Estrades eût long-tems des hommes de main qu’il paya ; mais il n’eût pas assez d argent

Í )our en jetter parmi le peuple, & peut-être ne voulut-il pas hazardere sien. Batteville a u-contraire le répandit à pleines mains, & s’assûrades batteliers de la Tamise & de quantité d’autres gens de cette espèce.

Le