DE LOUIS XIV. LIV. XXV.
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osé attenter à la personne d’un Ambassadeur de France & investi son ———■Palais; & au’en témoignage de l’indignation que fa Sainteté en a euë, 1662.elle a fait élever ce Monument à la Postérité.
VI. Qu e toutes les procédures faites contre le Duc Céfarini serontéteintes & annullées, & qu’011 réparera pleinement tous les préjudices.qu’on pourroit lui avoir faits en son honneur ou en ses biens ; pour ceteffet fera faite une estimation du dommage qu’il a souffert sur ses Ter-res , & que la Chambre Apostolique payera.
L e Pape & ses Ministres , qui fe flattoient toujours qu’on étoit Réponse demoins lâché en France qu’on ne le paroissoit - ou que l’on s’appaiseroit Rome.facilement, répondirent â ces propositions, que les intérêts des Ducsde Modène & de Parme n’avoient aucun rapport à l’affaire des Corses ;que la réunion de l’Etat de Castro avoit été faite dans les formes ; & qu’ilétoit impossible de la rompre ; qu’on établiroit une Congrégation pourexaminer de nouveau les droits du Duc de Modène fur les Vallées deCommachio & Ronciglione. Que les Ambassadeurs auroient à Rome lesmêmes sûretés, qu’ils ont chez iles autres Potentats ; qu’on ôteroit lesCorps de Garde postés autour du Palais Farnèze. Que Dom Mario at-testerait par écrit qu’il n’avoit eu aucune part à la violence des Corses,
& avouerait que s’il en avoit eu quelqu’une , il aurait fait une très mau-vaise action, & se serait rendu digne des plus grands châtimens. Quele Cardinal Chigi irait en France avec la qualité de Légat, pour faire con-noître au Roi son attachement, & celui de toute fa famille pour Sa Ma-jesté. Qu’on ne pouvoit procéder contre les Cardinaux que suivantles formes Canoniques. Qu’on ôterait le Barigel de fa Charge, quoi-qu’on ne fût pas en quoi il étoit coupable. Qp’enfin au-lieu d’élever ® f J* naretz >une Pyramide , le Pape donnerait un Bref, ce qui ferait plus éclatant & pág.Ti^.plus convenable à l’usage du St. Siège en cas pareil.
Avec des propositions si contraires on ne s’accorda point. La négo- La négocia-ciation avoit commencé le treize octobre & fût absolument rompue au tloncommencement de novembre, par la déclaration positive du Sieur Ras- M^ipag,poni, que sa Sainteté tenant Dom Mario & le Cardinal Impérial! pour 117.innocens, ne pouvoit fe résoudre à les traiter comme coupables.
On s’accusa mutuellement de ne point vouloir la paix ; mais malgré s ePa P e , “n-les soins qu’on se donna k Rome pour s’attirer les suffrages, ils furentpour la France, dont on approuva les prétentions ; d’autant plus, que la quatorze,conduite du Pape parut insoutenable. Loin de punir le Cardinal Impé- Ibid. pag.riali, il le combla d’éloges en plein Consistoire , & rétablit en fa faveur ia 7 *une Légation supprimée par Urbain huit. C’étoit en effet insulter laFrance de sang froid , & lui faire une nouvelle injure au-lieu de réparerles anciennes. L’Ambassadeur éclata plus que jamais. II publia une Let-tre circulaire, ou plutôt un Manifeste, où il exposoit ses demandes , [bu pag.12%.les raisons qui les appuïoient. II y joignit les réponses de Louis quator- ibid. Preuves,ze & du Sieur de Lionne à la Reine Christine. Outre que ces pièces pag,9°-
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