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Tome troisieme.
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1664 -

Oeuvres deFouquet ,tem, 5. pag.4ï.

lbid,pag. 4j.

lbid.pag. 4î.

Ibid. pag. 48.

IsO HISTOIRE

re travailler aux fortifications & autres ouvrages , y mettre canons &munitions de toutes fortes, telle garnison, Gouverneur & Officiersqu’il voudroit. De plus il y avoit des Lettres Patentes du vingtièmejanvier mille six cent soixante , vérifiées à la Chambre des Comptes deNantes, le deuxième mars suivant. Elles portoient non-seulement unepermission, mais une charge de travailler aux réparations, fortifications,ouvertures de Port & autres choses nécessaires.

Pour le Gouvernement de Concarneau, les provisions' en étoientsignées & scellées au nom de son frère. C’étoit une Place très peuimportante ; Mr. de Chalain Président au Parlement de Brétagne enétoit pourvu auparavant. Le Cardinal avoit sû cette acquisition , il nes’y étoit point opposé ; il souhaita seulement que le nouveau Gouverneurencore trop jeune, selon lui, différât quelque tems à prendre possession.

Parmi les papiers de Mr. Fouquet, 011 en trouva trois portant cer-tains engagemens à son service; ils étoient signés, Montatelon , Mari-dor , Deslandes. Celui de Montatelon étoit au nom d’une tierce person-ne. II promettoit de ne remettre la Place de Belle-Isle que par ses or-dres ; rien n’étoit plus innocent. Ce Montatelon commandent dansBelle-Isle lorsque le Surintendant l’acheta. Le Cardinal Mazarin Inver-tit que le Cardinal de Retz étoit au désespoir de cette acquisition , ques’il pouvoit surprendre la Place, il le feroit, aïant des habitudes & desintelligences avec les Officiers & habitans ; il fit difficulté à Madame deRetz de païer avant que d’être en possession, ne pouvant pas forcer laPlace quand elle auroit son argent. Elle répondit que par la même rai-son elle ne se dessaisiroit point qu’elle n’eût été satisfaite. On disputalongtems , enfin l’on convint que Montatelon tiendroit cette Placeau nom d’une tierce personne, & la remettroit à ses ordres ; Madamedu Pleffis-Belliere fût cette tierce personne. Montatelon ne fût pointconfronté au Sieur Fouquet, c’est-à-dire qu’il n’avoit dit que ce qu’onvient de rapporter.

Le second engagement étoit de Mr. Maridor Président en la Cour desAides. II l’avoit donné non au Surintendant, mais à l’Evêque d’Agdeson frère ; il n’en avoit jamais été question. Lorsque le Surintendantavoit eu des affaires à la Cour des Aides, il ne s’étoit point adressé àce Président. Mr. Maridor avoit donné cet engagement & cette protesta-tion de service pour l’emporter sur ses concurrents à la Charge qu’ilprétendoit; il est vrai qu’il ne lui fût pas inutile.

Le troisième, signé Deslandes, pouvoit donner matière à plus desoupçons. Ce Deslandes étoit à l’Abbé Fouquet frère du Surintendantlorsqu’il traita du Gouvernement de Concarneau, & ce sût à la prièrede l’Abbé que Deslandes fût envoïé pour Commandant dans cette pe-tite Place. Quelque tems après les deux frères en vinrent à une ruptu-re ouverte. Le Surintendant ne voulant plus se fier à Deslandes, le fitvenir à Paris , & lui dit d’opter entre lui & Ion frère. Deslandes luidemanda permission de voir l’Abbé, lequel lui rendit fa parole ; il s’enga-

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