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Tome troisieme.
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HISTOIRE

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16 6 •) • wavant que de „TaccordenMémoires duComte d’EfL 33traies ,

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aux assurances que le Sieur de "Wit continue à vous donner , disoit-il au Comte d’Estrades, que les Etats-Généraux ne se sépareront ja-mais de mes intérêts, à vous parler franchement & confidemment, jecrois que je n’en puis être assuré que tandis qu’ils auront une guerre àsoutenir contre l’Angleterre. Mais je ne fais si quand leurs affaires au-raient pris une autre face, je puis me promettre qu’ils n’entendrontplus à l'ouverture de l’Evêque de Munster de se liguer avec l’Ëmpe-reur & d’autres Princes de l’Empire, & peut-être avec le Roi d'Es-pagne , même pour les différends des Païs-Bas, tant ils font frappésde Pimagination , que rien ne peut être plus contraire à leurs intérêtsque mes progrès dans la Flandre & le voisinage de mes Armées. C’estpourquoi, si le cas arrive qu’ils puissent me faire une instance for-melle de leur donner des assistances en conformité du dernier traité ,je crois que comme par le même traité ils se sont réciproquement obli-gés envers moi de ne rien faire qui aille contre mes intérêts, jeferai en droit avant que de les assister effectivement, de leur deman-der qu’ils me donnent une nouvelle assurance , en la forme que je ladésirerari pour mon entière sûreté, qu’ils n’entendront jamais avec au-cun Prince à une pareille ligue si contraire à mes intérêts. Autrementil se trouverait dans la fuite que je leur aurois moi-même fourni lesmoïens de me faire du mal.

„ J e vous avoue , disoitce Prince dans une autre Lettre, que je ne metrouve pas dans un petit embaras , considérant que si j’exécute à lalettre le traité de mille six cent soixante-deux, je ferai un trop grandpréjudice à mes principaux intérêts , & cela pour des gens dont jene tirerai jamais aucune assistance, mais que je trouverai directementcontraires dans le seul cas où j’aurois besoin de les avoir favorables.Outre cela je perds l’Angleterre , qui est fur le point de se lier étroite-ment avec les Espagnols , en cas que je rejette lés offres ; & ces of-fres font , (je puis bien vous confier ce secret) la Carte blanche entout ce que je pourrais désirer pour les Païs-Bas, fans même y pré-tendre un pouce de terre pour elle.

„ D’ a 1 l l e u r s le Roi d’Angleterre me suggère lui-même des moïensde me pouvoir dispenser avec honneur de secourir les Hollandois. 11prétend qu’ils font les aggreíseurs ; qu’il a droit au Fort de Guinée ;qu’ils ont fait une quérelle de Nation à Nation pour un différendparticulier entre deux Compagnies, auxquelles il falloit le laisser dé-mêler ; qu’ils ont commis la prémière action de fait & de violenceen maltraitant un vaiílèau chargé de mâts qu’il faifoit venir de Suè-de ; qu’en tous cas je ne fuis obligé à rien que pour l’Europe ; qu’il est vi-sible, que fans le différend de Guinée tous les autres feraient faci-les à ajuster, & qu’il n’est pas juste que je veuille soutenir un Païspour lequel je ne fuis point engagé , & que n’étant pas obligé pourle principal, je ne sa u rois l’être pour l’accessoire & pour les dépen-dances. Je ne mets pas en ligne de compte le tour que les Etats

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