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Tome troisieme.
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HISTOIRE

I66s.

Zèle 6u Far»jlement àmaintenir leslibertés del’Eglisc Gal-licane.MémoiresChronologi-ques Nmatiques.

Ihid.

Ibid.

Pour q_u o ï n’en seroit-il pas de même des cinq propositions ? Leurhéréticité eít fondée fur Infaillibilité qu’on attribue à l’Eglise , & leurexistence dans le Livre dont elles sont l’abrégé m’est connue, par Pim-possibilité morale que je vois qu’on le soit trompé dans cette recherche ;le bon - sens me fait regarder comme une hérésie réelle, qui a été sou-tenue & qui l’est encore, ce que la foi, c’est-à-dire une autorité infail-lible a déclaré être une hérésie.

D e ce principe il feroit naturel de conclure, que dans ce procès,dont je parle, il y a eu bien de la mauvaife-foi; qu’on a nié ce qu’onavoit d’abord reconnu; qu’on a fait semblant de s’en rapporter à unTribunal qu’on efpéroit de surprendre, & qu’on étoit déterminé à mé-connoître dès qu’on ne le trouveroit pas favorable. Mais, comme jel’ai déjà dit, il ne me convient pas d’entrer dans le fonds, ce n’est qu’àla forme de la procédure que je m’attache. Je remarque encore que c’é-toit aux Evêques de France à terminer cette affaire, que leur recours àRome, les commandemens qu’ils s , en font attirés sont autant de preu-ves de leur foibleffe, de leur peu d’union, de leur peu de zèle, & au-tant de titres qui fervent à prouver qu’ils ont donc reconnu eux-mè-mes la supériorité du Souverain Pontife sur le Corps Episcopal.

L e Parlement fût plus attentif à tenir Rome dans les bornes qu’elles’efforce fans cesse de passer. La Faculté de Théologie de Paris avoitcondamné le trois de février plusieurs propositions de morale tirées d’uncertain Livre intitulé A m a d je i Gui menii &c. Elle avoit ordonné enmême tems que les Docteurs, qui avoient approuvé POuvrage , compa-roîtroient le prémier jour de mars pour rendre raison de leur conduite,sous peine d’étre privés de tous les droits de la Faculté. Alexandre septjugea que la Sorbonne avoit trop entrepris en condamnant ce Livre ; ilen écrivit au Roi. Ce Prince aïant pris avis des Gens du Roi, ne jugeapas à propos d’ordonner la révocation des Censures. Le Pontife le fitjustice en les condamnant lui-même le vingt-cinq juin.

Il disoit dans fa Bulle, que par une Censure téméraire on avoit notéquelques propositions qui regardoient particulièrement l’autorité du Pa-pe & du St. Siège, la jurifdiction des Evêques, le devoir des Curés,les privilèges accordés par le St. Siège, les dispenses Apostoliques, larègle des actions morales & plusieurs autres maximes appurées fur l’au-torité d’Auteurs graves, & des usages établis parmi les Catholiques. En-suite il condamnoit les Censures, comme présomptueuses, téméraires &scandaleuses, se réservant de prononcer plus amplement fur les Censures& fur les opinions contenues dans le Livre censuré.

Alexandre, sûr que sa Bulle ne feroit pas reçue en France, nePy envoïa point par les voies ordinaires ; mais il eût soin qu’il s’en répan-dît quelques copies à Paris. Les Gens du Roi ne manquèrent point dese pourvoir au Parlement. Talon représenta, que la Bulle étoit insoûte-nable , sur-tout en ce qu’elle établissoit Pinfaillibilité du Pape & sa supé-riorité au Concile ; il répéta ce qu’il avoit dit en mille six cent soixante-

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