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Tome troisieme.
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1 666 «Pour dimi-nuer le nom-bre excessifdes Commu-nautés Reli-gieuses,

246 HISTOIRE DE LOUIS XIV. LIV. XXIX.

O n prétendit auffi de remédier à un autre abus ; il scroit à Íòuhaíter qu’on y eût réussi. La régularité dans les Maisons Religieuses de l’un& de l’autre sexe seroit auffi exacte & auffi édifiante quand elles ne se-raient pas fi multipliées. Tous les jours on imaginait de nouvelles Re-ligions. Les Communautés augmentaient, elles s’incommodoient les unesles autres, & incommodaient encore plus le public, qui, fans en reti-rer aucune utilité, fournissait à leur subsistance parce qu’elles n’avoientpas de fonds pour se soutenir. Si elles n’étoient pas à charge par leurpauvreté, elles Pétoient par leurs richesses. De tous côtés on se plaig-nait qu’elles possédaient la meilleure partie des terres & des revenus.Pour empêcher ce mal de croître, on fit défense d’établir aucun Monas-tère sans permission du Roi ; on révoqua même les permissions généra-les qu’on avait données à quelques Congrégations, d’établir des Maisonsou Hospices dans toutes les Villes du Roïaunre où ils seraient appellésdu consentement de l’Evêque & des habitans. On exceptait de cette dé-fense les Evêques, à qui on laissait la liberté d’établir des Séminairesdans leurs Diocèzes, pourvu qu’ils fussent fondés & dotés de quelque ma-nière que ce pût être.

Ce Règlement n’étoit pas nouveau. Depuis longtems on s’étoit ap-perçu du tort que faisait à l’Etat cette multitude d’hommes & de fem-mes , qui fous prétexte de piété se dérobaient aux travaux publics. Onavait publié plusieurs Ordonnances de la nature de celle dont je viens de

Î jarler ; mais elles n’avoient point été observées ; celle-ci a eu le mêmeart ; chaque Fondateur a trouvé de la protection, à la faveur de laquelleil a obtenu d’être exempt de la loi commune.

Fin du Livre Ftngt-neuvième.