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Tome troisieme.
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HISTOIRE

1667.

D’ Estrades ,tom. 4. pag.iLr.

Tom. 4. pag.292.

Les Hollan-dois seuls ontde grands a-vantages furles Anglois.Le Clerc,tom.ì-p?g- » 9 r

Bajhuge, An-nales des Pro-vinces- Unies.MémoiresHistoriquesN Chrono-logiques.

par terre, de ce qui se passeroit & de ce qu’on pourroit faire ou entre-prendre pour faciliter la jonction.

Que si en fun ou l’autre cas il fe présentoit quelque occasion fa-vorable au Roi ou aux Etats pour attaquer la Flotte Angloife, ou unepartie, on ne manqueroit pas de s’en servir & de le faire vigoureu-sement.

Ces résolutions furent ausiì inutiles qu’elles l’avoient étél’année pré-cédente. La Flotte Françoise relia dans les Ports ; il n’en sortit pas mê-me un Brûlot, quelques instances qu’on fit en Hollande pourjên obtenir.La Flotte d’Angleterre n’étoit pourtant pas en mer, & la jonction, tantde fois promise & concertée, eût été ausiì sûre que facile. Mais laFrance étoit d’accord avec cette Couronne. „ Le Chancelier d’An-„ gleterre, mandoit-on au Comte d’Estrades, a écrit, que leurs Am-,3 baífadeurs avoient ordre de tenir une bonne correspondance avec les3> miens ; je lui ai dit que je vous avois donné le même ordre ; comme33 en effet étant déjà d’accord de ce qui nous regarde “. Cette Lettreétoit du six de mai, avant que rAlfemblée de Breda fût formée. LeMarquis de Montglat allure que Charles second, par un Ecrit signé desa main , s’étoit ôté la liberté de secourir les Espagnols.

Les retardemens affectés de la Flotte Françoise n’arrêtèrent pas uninstant celle des Etats-Généraux. Les Anglois persuadés qu’ils alloientavoir la paix, puisqu’ils avoient consenti à la donner, ne se presiêrentpas d’équiper leur Flotte, pour s’épargner les fraix d’un armement,qu’ils jugeoient inutile. Leurs ennemis, mieux avisés, tinrent uneconduite toute différente. Convaincus qu’un avantage considérable don-ne non-seulement de la réputation , mais encore de la chaleur aux négo-ciations , dès le six de juin leur Flotte sortit en mer, forte de soixante& dix vaisseaux de guerre & de seize brûlots. Le dix-huit elle alla seposter devant leKonings-Diep, d’oû elle fit voile le lendemain prenantla route de la Rivière de Rochester & de Gravesand. Les Holiandoisen arrivant trouvèrent que les Anglois avoient abandonné le Fort deCharnesse , situé fur la pointe de la Rivière de Chattam, où il y avoitcinquante pièces de canon, avec des mâts, des vergues, des antennespour plus de trois ou quatre tonnes d’or ; ils brûlèrent ce qu’ils ne pu-rent transporter.

Le jour suivant ils attaquèrent les vaisseaux qui étoient fur la Riviè-re. Ceux qui les gardoient furent si saisis de fraie u r, qu’ils ne firentaucune résistance. L’Amiral Ruyter & le Député des Etats Corneillede Wit, en prirent & firent brûler douze, dont plusieurs avoient plusde cinquante pièces de canon. Toute la Milice Angloife s’aífembla furles côtes au bruit de l’arrivée de la Flotte, qui avoit jetté la terreur dansle Païs ; elle ne parut que pour être témoin de l’embrasement, sans ypouvoir rémédier.

Ruyter voulut attaquer ensuite le Fort de Harwitz. 11 n’eût paslin succès si heureux. L’Artillerie de ce Fort fit tant de peur à ses soldats

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