HIS TOIRE
1667.
Elles fonttrouvées ex-cessives.
Le Clerc,ion:.Z- fag. 204.I)’Estrades,tom. 4. fag.384 *
Le Clerc , Ib.
15’Estrades ,tom. 4. $ag.386 .
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„ lui faire avouer que Sa Majesté a eu égard en ses demandes , de„ n’en faire aucune qui puisse donner le moindre sujet d’ombrage aux„ Etats.
„ Si ledit de Wit demandoit au Comte d’Estrades qu’il lui donnât„ par écrit ce qu’il lui aura dit de bouche, il s’en excusera sur ce que,, le tems de le faire fera seulement lorsque ledit de "Wit pourra four-„ nir à Sa Majesté la délibération des Etats
Ce système fût communiqué au Pensionnaire. II en conféra commede lui-même avec les plus habiles Députés de rAssemblée de Hollande.Ils y trouvèrent si peu de modération, qu’ils jugèrent qu’il valoit autantque les Espagnols abandonnassent tout le Païs-Bas, que de céder cequ’on demandoit. On répondit donc au Comte d’Estrades, que si leRoi son Maître vouloit, comme il l’avoit promis, se restraindre à uneprétention modérée, on se faisoit fort de déterminer les Espagnols àcéder la Franche - Comté, Cambrai, St. Orner, Aire & Douai, Ber-ger es & Furnes avec leurs Châtellenies, à condition qu’on rendroitTournai ; que Charleroi seroit rasé & démoli ; que toutes les autres Pla-ces prises seroient rendues ; qu’il y auroit une suspension d’armes pen-dant trois mois ; que les Etats négocieraient à Vienne & à Madridpour y faire consentir les Espagnols, & qu’au cas de refus les Etatsprendraient les armes pour les y contraindre, dès que ks trois moisseroient expirés.
Le Pensionnaire ajouta, qu’il ne se mêlerait point de cette affaire , sile Roi très-Chrêtitn se réservoit ses prétentions en cas de décès du Roid’Eí'pagne fans enfans, parce que ce seroit tomber dans des embarasplus grands que ceux où l’on étoit, & qu’alors les Etats auraient plus su-jet de craindre & d’augmenter leurs ombrages. Qu’il n’y avoit qu’unremède pour rassurer les esprits, qui étoit de revenir au traité de Partagedont on avoit parlé les années précédentes ; qu’on en seroit un traité se-cret , par lequel on s’engageroit de prendre les armes auffi-tôt que leRoi d’Espagne seroit mort sans enfans. Que la chose seroit exécutée avantque l’Empereur fût en état de s’y opposer. Que le Roi très-Chrêtien seroitlibre pour recueillir la succession par-tout ailleurs dans toute son étendue ;qu’on devoit considérer que ce n’étoit pas peu de chose de n’avoir rien àcraindre du côté de l’Allemagne, puisque les Etats & leurs Alliés pour-raient mettre une puissante Armée fur pied pour opposer à tout ce quiviendrait du côté de l’Empire.
La réplique de l’Ambassadeur ne servit qu’à augmenter les allarmes,que ses demandes avoient causées ; en faisant sentir que l’expédition qui fefaisoit n’étoit qu’un coup d’eísai; qu’on ne vouloit point, que jamais on n’a-voit voulu de partage, qu’on étoit résolu de faire valoir ses droits danstoute leur étendue, & que la force feule y mettrait des bornes. II ré-pliqua donc, peut-être un peu trop ingénument, qu’il croioit que lesEtats augmenteraient les conditions plutôt que de les diminuer ; qu’ons’étoit restraint aux Pais & Places proches des Frontières de France
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