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H I S T O I R E
———— seroit pas seulement renverser les Canons , mais renoncer aux premiers1 66 7 . principes de l’équité naturelle, reconnue des Païens mêmes, ils ajou-toient, que les Mandemens des quatre Evêques n’affòiblissoient en au-cune manière la condamnation des propositions, que tous les Catholi-ques rejettoient ; mais qu’ils étoient seulement opposés à une nouvelle& pernicieuse Doctrine , contraire à tous les principes de la Religion,aux intérêts du Roi, à la fureté de l’Etat, par laquelle on vouloit at-tribuer au Pape ce qui n’appartient qu’à Dieu-seul, en le rendant infail-lible dans les faits mêmes.
leurs Let- L e Roi choqué de cette conduite, donna ordre à Mr. de Harlai
tres sont mal Procureur-général du Parlement de Paris, de faire entendre à fa Com-T Mémôïres P^gnie, que fa Majesté étoit informée des cabales & assemblées illicites qui
Cbromiogi- le faisoient dans son Roïaume pour faire ligner à des Evêques une pré-€ ueI , U Dog. tendue Lettre à elle adressée , clans laquelle il y avoit des maximes & desmangues. propositions capables de troubler la paix de l’Eglifed’affoiblir l’auto-
rité des Déclarations & des Bulles régistrées dans le Parlement , tou-
chant les opinions de la Doctrine de janlénius. Sur quoi intervint Ar-rêt , qui ordonna, qu’il seroit informé de ces cabales & assemblées illi-cites; cependant défenses faites à toutes sortes de personnes d’imprimerou faire imprimer , vendre ou distribuer ladite Lettre , ou autres Ecritssemblables.
En réponse aux dix-neuf Prélats, le Pape envoïa un nouveau Bref1668 - pour faire le procès aux quatre Evêques, & de nouveaux ordres à IonLes dix-neuf Nonce pour en presser la conclusion. Ceux-ci, voïant 1e peu de succès▼enfuneLet" st u avo * ent ^ eurs Défenseurs, ne s’oublièrent pas. Ils écrivirent une Lettretre circulaire Circulaire à tous les Evêques de France, pour ses engager à prendreà tous les E- leur défense, comme dans une Cause qui leur étoit commune à tous.vêques. x II ne s’y agit pas seulement de nôtre oppression particulière , di-
i’«xf'i668 í » soient-ils, mais du renversement des Saints Canons , du violentent
„ des prémiers principes de l’équité naturelle, & du dernier avilissement„ de nôtre dignité C’étoient leurs parties secrettes, c’est-à-dire lesJésuites, qui avoient obtenu ce Bref de Clément neuf, après en avoir euun semblable du feu Pape mourant, qui n’étoit pas en état de prévoirles suites de ce procédé.
Le point capital rouloit fur l’autorité du Pape, lequel ne pouvoitentreprendre de les juger en prémière instance par des Commissaires, fansusurper un pouvoir tyrannique, qui renversait toute la JurisprudenceEcclésiastique ; sur-tout ces Commissaires aïant permission de condamner,non d’abfoudre ; aïant droit de déposer ou d’interdire, sur 1 e refus qu’onseroit de leur obéir, fans observer les formes Canoniques , & ne devantêtre que de simples exécuteurs de la sentence déjà prononcée par 1e Pape.Enfin il ne s’agissoit point de la Foi, ni de rien qui fût d’aucune im-portance pour la Religion. Oh vouloit seulement leur faire un comman-dement, auquel on favoit qu’ils n’obéïroient pas ; parce qu’on n’ignoroit pasqu’ils étoient persuadés ne 1 e pouvoir faire, ( c’est-à-dire signer purement& simplement 1 e Formulaire) fans blesser la vérité. Cette