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Tome troisieme.
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DE LOUIS XIV. LIV. XXX.

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ment, le Nonce de la faire agréer au Pape, les Médiateurs de la faire —« ■ ww» ». ligner par les quatre Evêques. 1668-

L’E v ê q.u e d’Alet fût cinq ou six semaines à fe rendre. II n’avoit con-senti à raccommodement qu’à condition qu’ils feroient maîtres de leursProcès verbaux & de la Lettre qu’ils écriroient au Pape, & qu’onne pourroit les obliger d’ufer d’aucune expression obscure & équivoque;cependant on envoïoit la Lettre toute faite , sans même qu’on les eûtconsultés fur le projet, & fans leur laisser la liberté d’y rien changer. Deplus, elle étoit pleine d’oblcurités, qui faifoient concevoir toute autrechose que ce qu'ils vouloient dire, supposé qu’ils voulussent dire la vé-rité. Enfin on a prétendu , qu’outre la signature publique, qu’ils dé-voient faire dans leurs Diocèzes à la tête de leur Clergé , avec distinc-tion du droit & du fait, les Médiateurs leur demandoient qu’ils en fis-sent une particulière pure & simple pour être envoïée k Rome. En-fin Mr. d’Alet fe rendit aux instances de ses amis ; il signa la Lettre avecl’Evêque de Pamiers, qui le fuivoit en tout. On étoit sûr des deux autres,qui n’affectoient pas une grande réputation de fermeté ou de sincérité.

L a. Lettre fût envoïée à Rome le dix-sept de septembre. Le Roi, ^"millionle Nonce , les Médiateurs, Mr. de Lionne écrivirent en même tems des*quatrepour la foûtenir & pour lever tous les soupçons. Cette Lettre est trop im- Evêques auportante pour qu’on n’en rapporte pas les endroits essentiels. On y difoit, Papy. .qu’on s’étoit toûjours proposé pour règle de conduite de conserver l’u- ç^ZoìogUn ion de la charité, aussi-bien que la vérité de la foi, & que la principale rai- ques &son qu’on avoit euë de vouloir donner à toute l’Eglife dans l’aífaire des Dogmatiques.souscriptions, une preuve éclatante de cette disposition où l’on étoit, js/ sc’est qu’on avoit cru qu’il étoit de l’honneur du St. Siège , & du respect \ì m s°Jfag.qui lui est dû , d’en user de la sorte. „ Car, ajoutoit-on, les Evêques „ ;z9- 'de Erance , qui nous sont d’ailleurs très unis pour ce qui est des senti- „mens, aïant pris une autre voie pour faire signer le Formulaire de „vôtre Prédécesseur, laquelle nous avons sû être plus agréable à vôtre „

Sainteté, nous nous sommes résolus de les imiter. „

C’est pourquoi aïant assemblé, comme eux, les Synodes de nos „

Diocèzes, & ordonné une nouvelle souscription, nous avons sous- „crit nous-mêmes ; ce qu’ils ont expliqué à leurs Ecclésiastiques , nous „savons expliqué aux nôtres; l’assûrance qu’ils ont exigée des leurs „pour les Constitutions Apostoliques , nous l’avons .exigée des n ô- „tres ; & comme nous étions de tout tems unis avec eux pour le „

Dogme , nous nous y sommes encore unis pour ce point de Discipline. „

N o u s ne dissimulons point, très St. Père , que la chose ne nous „ait été très-difficile & très-pénible, sachant assez combien de raille- „ries nous attirerait ce changement de Discipline ; mais quelques-uns „de nos Collègues nous aïant réprésenté que c’étoit un moïen propre „pour rendre la paix à l’Eglise , qu’il ferait honorable à vôtre Sain- „te té & lui ferait plus de plaisir ; que n’auroient - ils point obtenu de „nous par de semblables motifs, pour lesquels nous sériels prêts de „donner volontiers tout ce que nous avons au monde ? ,,

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