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HISTOIRE
1668.
te peu desincérité decette Lettre,Hijloire desV■ Proposi-tions , pag.Î9i.
Conduite desquatre Evê-ques.
„ En effet, très St. Père , quelques bruits qu’aïent fait courir de nòus„ ceux qui nous sont opposés, nous pouvons protester à vôtre Sainteté,„ devant Dieu, & fur le témoignage de nôtre conscience , d’avoir toûjours„ eu pour l’Egliíe Romaine les mêmes sentimens que les Evêques de
33 France ont fait paraître pour elle depuis les premiers siècles, &
33 qu’elle a toujours approuvés. Aussi n’ignorons-nous pas , que com-,3 me la foi fans la charité est trompeuse, de même ce serait une fausse33 charité , que celle qui ne voudrait pas avoir égard aux différens degrés,3 d’honneur & de dignité établis dans l’Eglise, qui ne reconnoítroit pas,3 dans les successeurs de St. Pierre la primauté qui lui a été donnée de33 Dieu dans l’Eglise , & qui n’avoiieroit pas que c’est une nécessité pour33 toutes les Eglises de TUnivers de demeurer inséparablement atta-33 chées à' celle de Rome, comme à la source de l’unité. Voilà , très
33 St. Père , la foi avec laquelle nous paraîtrons devant le Tribunal
33 même de Jésus-Christ, & dont nous ferons toute nôtre vie profession33 devant lés Hommes, fans manquer jamais à aucun des devoirs que33 peut exiger de nous un tel engagement. “.
Cette Lettre étoit du prémier de septembre. On y disoit en termesexprès, que les Synodes avoient été assemblés , qu’on avoit ordonnéune nouvelle souscription , qu’elle s’étoit faite, & qu’on en avoit don-né le prémier exemple ; cependant il est notoire par les Livres desdeux partis , que ces Synodes ne se tinrent que le quatorze, le quinze& le dix-huit de septembre. Sans doute qu’en écrivant de la sorte, onavoit eu égard au tems que la Lettre ferait reçue à Rome , & qu’onavoit compté que la proposition se vérifierait chemin faisant , dans lavalise du Courier.
L’Evêo.UE Duc de Laon, qui ne savoit peut-être pas, ou qui nevou-loit pas savoir ce qui devoit se passer dans ces Synodes, écrivit à Rome
Ê our y rendre compte de fa Commission. II mandoit, que les quatrevêques, par une nouvelle & sincère souscription s’étoient conformésà leurs Confrères, dont auparavant ils s’étoient distingués en quelque sor-te par leur manière de faire signer le Formulaire de foi; qu’ils en don-noient des assurances en termes exprès, non-seulement dans leur Lettrecommune envoïée k fa Sainteté , mais dans celle que chacun d’eux avoitécrit à l’Evêque de Châlons; qu’ils promettoient encore de Rappliquerà rendre & à faire -rendre aux Constitutions Apostoliques l’obéïstàncequi leur est duë , & d’user contre leurs Ecclésiastiques de toutes les pei-nes Canoniques, s’il s’en trouvoit quelqu’un , qui, sous quelque prétex-te que ce fût, vint à blesser l’autorité de ces Constitutions.
Les Synodes se tinrent, tandis que le Courier étoit en chemin. Le dis-cours que les quatre Evêques dévoient faire leur fût envoïé de Paris ,comme Pavoit été leur Lettre pour le Pape ; il fit le fonds des Procèsverbaux , au pied desquels devoit se faire la nouvelle signature. ' Voi-ci celui de l’Evêque d’Angers, Henri Arnaud frère du fameux Antoine.
* Mes