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H I S T O I R È
J 668.Opposée àleur Lettre;
Le Pape &leRoi sonttrompés.Htjìoire desV. Proposi-tions , pag.420,
Ib.pag. 4 aç.
Il n’y a qu’à rapprocher ce Procès verbal & les Lettres dont on vientde donner l’extrait pour en appercevoir l’opposition. On promet unenouvelle signature, & ce n’est qu’une signature répétée, puifqu’elle estaccompagnée des mêmes restrictions & distinctions qui l’avoient déjà faitrejettes ; on dit qu’on étoit résolu de prendre la voie de faire signer leFormulaire, qu’on avoit appris être agréable à fa Sainteté , & on nechange rien à la méthode qu’on favoit lui être désagréable, jusqu’aupoint d’avoir nommé des Juges pour faire le procès à ceux qui s’enétoient servis. On assure que cette démarche & ce changement de Dis-cipline a été très-difficile & très-pénible ; & cette démarche. à la réser-ve qu’on la tient cachée, est précisément la même qu’on feint de corri-ger. On prétend étouffer toutes les semences de discordes qui pour-roient troubler PEglife ou l’Etat, & on anéantit la signature , qui devoitproduire cet effet. On se réserve la liberté de croire que le Livre deJansénius n’est point condamné & qu’il n’a pû l’être, parce que fa Doc-trine est la même que celle de St. Augustin & de St. Thomas, dontont prétend que les Dogmes font inébranlables.
C e seroit en quelque forte insulter aux Lecteurs, que d’insister d’a-vantage fur cette opposition ; mais on ne peut s’abstenir de dire , quela mauvaise foi, l’artifice , la dissimulation sont toujours odieuses & con-damnables, sur-tout en matière de Religion , & que c’est un préjugéfort violent contre ceux qui les emploient. On pourroit même dire quec’est une conduite peu sage ; la tromperie se découvre , les chagrins, lesdangers qu’on vouloit éviter recommencent , & tout se réduit à lahonte d’avoir été peu ferme & peu sincère. Sans vouloir faire de com-paraison , je dirois que la conduite de Luther & de Calvin a été plushonorable , du-moins elle a été plus haute, plus ferme , plus décla-rée, en un mot, plus soutenue.
L e Pape trompé par tant de témoignages, qui lui venoient de touscôtés, crut que la paix étoit faite, & que les Constitutions de ses Prédé-cesseurs n’auroient plus d’ennemis , du-moins parmi les Evêques. 11 enécrivit dans ce sens à JLoûis quatorze. „ Autant, difoit le Pontife„ dans son Bref du vingt-huit septembre , que nous avons à cœur ,„ ainsi qu’il est de nôtre devoir, d’entretenir avec tout le foin & tou-„ te l’application possible la paix & l’union dans toute l’Eglise, autant„ avons-nous eu de joïe d’apprendre que les quatre Evêques, dont il„ s’agissoit, se sont soumis à la souscription pure & simple du Formu-,, laire ; soúmission par laquelle nous sommes beaucoup plus aises de„ nous voir excités à user de clémence, que d’être contraints par leur„ désobéissance à user de rigueur. C’est pourquoi nous avons vû avec une„ consolation indicible , & une égale reconnoissance, le soin & l’em-„ prestement qu’a eu vôtre Majesté pour nous en donner auffitót la nou-w velle , avec des marques éclatantes de la joïe qu’elle en ressentoit
C e Prince persuadé par ceux qui Papprochoient, que la conduite desEvêques étoit droite, & qu’ils avoient donné au Pape la satisfaction
con-