1 668 •Hijìoire desV. Pïopo/i-tìnns , pag.
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f Votez leN°. XLVII.Pyramide deRome au su-jet des Cor-ses abbatuëdu consente-ment du Roi.
310 HISTOIRE DE LOUIS XIV. LIV. XXX.
Qu’i l s demandèrent copie du Procès verbal, & que PEvêque leur ré-pondit froidement ; on verra fi cela est nécessaire.
Qu e le Procès verbal étoit couché en des feuilles volantes, au pieddesqueìies étoit le Formulaire, où il restoit de la place pour le seing del’Evêque & celui de deux Chanoines prétendus changés. Qu’on les avoitfait signer, auflì-bien que les autres Bénéficiers & Ecclésiastiques , end’autres feuilles détachées , qui pouvoient être appliquées à tel autreFormulaire, ou à tel autre usage qu’il plairoit à l’Evêque ; lequel avoitdit, que pourvu que les quatre Evêques signassent, & fissent ligner enplein Synode ce Verbal & le Formulaire , le Pape & le Roi seroient con-tens & resteroient satisfaits de leur conduite.
L’A c t e ajoute , qu’aïant depuis reconnu qu’ils avoient été surpris enlignant avec des restrictions contraires au commandement du Pape &aux ordres du Roi, ils s’étoient transportés par-devant l’Official pour lui fai-re la présente déclaration, tant pour la décharge de leur conscience, que pourprévenir les suites fâcheuses qu’ils en pouvoient justement craindre.
Les Chanoines qui firent cette protestation étoient au nombre dehuit. Ils n’étoient assurément point du parti de leur Evêque. Est-il possiblequ’on n’ait pas sû leur démarche , du-moins de manière à exciter la cu-riosité d’en vouloir connoître le détail ? Mais embarassé qu’on étoit àRome d’un Procès, dont on ne pouvoit guères espérer une bonne issue,vû la protection & le grand nombre d’amis qu’avoient trouvé ceuxqu’on auroit voulu punir , on prit le parti de se contenter d’une soumis-sion apparente , & on crut qu’il suffisoit pour sauver son honneur, &mettre en réputation l’autorité de son Siège , de pouvoir dire , qu’onavoit été trompé par tant de protestations & de témoignages, & que ja-mais on n’auroit eu ni dissimulation ni ménagement , si on avoit fû queles Evêques eussent effectivement déclaré ne vouloir pas reconnoîtreles cinq propositions pour hérétiques dans le sens de Jansénius, selonqu’Innocent dix & Alexandre sept les avoient condamnées.
Qu o 1 qu’ 1 l en soit, cette affaire valut à la Cour de Rome la destruc-tion de la Pyramide élevée au sujet de l’attentat des Corses. Clémentneuf la demanda pendant la négociation , & de crainte de l’irriter, ou
Í iour lui faire supporter plus patiemment le coup qu’on lui préparoit ,es Ministres déterminèrent le Prince à lui donner cette satisfaction.'On en fit le sujet d’une Médaille, f
L a Religion tient de la main droite une croix , & de la main gaucheun livre ; à sa droite est un Autel, sur lequel est un encensoir, dontla fumée monte jusqu’au Ciel ; à sa gauche on voit la Pyramide à demirenversée. La Légende, Violatje Majestatis Monimentujiabolitum, &l’Exergue, Pietas optimi Principis erga Clé-ment em nonum, signifient, que le respectueux attachement du Roi pourte Pape , le fit consentir à la destruction du Monument élevé en réparationdé C injure faite à la Majesté Ro'iale.
Pin du Livre Trentième.
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