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Tome troisieme.
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HISTOIRE

ZI2

ii i ' » un dessein formé de la Monarchie universelle , & sa puissance leur pa-

1668. roissoit répondre à ce dessein. Les prétentions actuelles fur une partiedes Domaines de l’Espagne ; certain Livre qu’011 avoit publié en Fran-ce sous le titre, Les droits du Roi fur t Empire ; le peu d’égard pourles renonciations de son Epouse ; le nouveau traité avec le Portugal ,malgré la promesse faite par celui des Pyrénées de ne donner à ceRoïaume aucun secours, de quelque espèce qu’il pût être , frappoientextrêmement, & faisoient sentir, que rien ne pouvoit rassurer , contrecette Puissance formidable, que l’union de plusieurs autres.

On cacha ce dessein fous le prétexte d’óter aux Espagnols toute espé-rance d’être secourus, & de les contraindre par-là de donner à la Fran-L'pa* ce ^ satisfaction qu’elle demandoit. L’Angleterre entra la premièreî. ag. 21 . ( j ans ce concert , par son propre intérêt à s’opposer à l’aggrandissementde la France, dont la puissance ne seroit plus balancée, quand elle tien-droit toute la Côte de la mer depuis la pointe de Bretagne jusqu’enIbid. pag. Hollande. Les Suédois étoient alors mécontens de la France ; 011 avoitrr8- ceífé depuis quelque tems de leur païer les sommes stipulées par les an-

Tom, 4. pa". ciens traités. „ En effet, dit le Marquis de Montglat , on les perditjoo.' ' ** „ pour peu de chose , & la grande économie, qui étoit dans ces tems-

„ là dans l’administration des Finances, causa ce changement , & en-„ gagea les Suédois de quitter la vieille Alliance qu’ils avoient„ avec les François , pour s’unir avec l’Angleterre & avec la Hol-

Le Clerc,t ont.

pag. 224.D'Estrades ,tom. 5. pag.22?.

MémoiresHtjloriquesN Chrono-logiques.

Corps Tiiplo-

ìnUl.qUC ,

,z lande “.

C e traité fût négocié si secrettement, que le Comte d’Estrades ne lefut qu’après la signature ; il s’en plaignit. On s’excusa , sur ce que leRoi d’Angleterre avoit désiré le secret ; qu’en le lui disant, il auroitdemandé du tems pour informer le Roi son Maître ; que le Roi d’Angle-terre de son côté auroit pû être diverti par les Espagnols de cette bon-ne volonté , & qu’ils auroient perdu l’occasion d’unir les autres Provin-ces à l’avis de la Hollande ; que la preuve qu’ils avoient été forcés defaire ce traité avec tant de secret & de précipitation , étoit qu’ils avoientpassé par-dessus leurs formes ordinaires & leur traité d’union , en le sig-nant avant que les Provinces en eussent eu connoissance. Ils ajoutè-rent , que leur intention étoit sincère ; qu’ils n’auroient pas fait le traitéavec l'Angleterre, si elle ne s’étoit engagée d’agir efficacément contreles Espagnols en cas de refus de l’alternative ; qu’ils avoient déjà faitpartir deux Députés vers le Gouverneur des Païs-Bas pour lui signifier,qu’en cas de refus d’accorder à la France l’alternative qu’elle avoitdemandée , les nouveaux Confédérés fe réuniraient pour l’y con-traindre.

La nouvelle Alliance , source & modèle de tant d’autres , qui l’ontsuivie, fût signée à la Haïe le vingt-trois janvier, après trois ou quatrejours de conférences ; .elle consistoit en cinq Articles.

I. Qu E so Roi de la Grande-Brétagne & les Etats feront conjointe-ment ou léparément des offices & instances au Roi très-Chrétien, à ce

qu’il